Canon PowerShot G9 test terrain

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Test du Canon G9 sur le terrain

Benoît Marchal, 26 janvier 2008


Après de moultes réflexions, je viens d'acquérir un Canon PowerShot G9, un compact dit "expert" (je préfère parler de compact utilisable). Cette page de test sur le terrain va évoluer au fur et à mesure de l'utilisation de l'appareil pour vous faire partager cette expérience. N'hésitez pas à l'enrichir (dans le respect des règles de style) ou à lancer la discussion.

Pourquoi parler d'un test terrain ? Parce que je ne vais pas ici mesurer les performances de l'appareil ou le comparer avec d'autres modèles mais plutôt vous faire un compte-rendu de l'utilisation du Canon G9 sur le terrain. L'exercice est donc forcément subjectif mais il a aussi le mérite de compléter les tests habituels qui se concentrent essentiellement sur les mesures et pas tellement sur la prise en main sur le terrain ou les tests superficiels qui ré-écrivent la fiche technique du produit.

Puisqu'il y a eu récemment une petite polémique sur l'indépendance des tests de matériel Canon, je vous rassure : j'ai acheté le Canon G9 de mes deniers.

Le choix


Le problème était fort simple : j'avais besoin d'un appareil photo suffisamment petit que pour se glisser dans mon sac de prise de son qui, entre l'enregistreur, les micros, les casques, l'ampli casque, les câbles et les supports est déjà bien rempli (et lourd). Le but était de pouvoir illustrer les interviews que je réalise pour Déclencheur.

Mes besoins me paraissaient fort simples, et pourtant. En gros je m'étais fixé les critères suivants (par ordre d'importance) :
  • la taille : le plus petit, le plus léger possible
  • une capacité à travailler dans des brasseries et autres lieux mals éclairés (donc ouverture importante, résolution raisonnée par rapport à la taille du capteur, mode RAW, visée efficace, prise flash et --si possible-- stabilisation optique)
  • un mode RAW compatible avec Lightroom, avec un boîtier qui reste réactif
  • une ergonomie aussi proche que possible de mes boîtiers reflex (Nikon D200, D70)
  • un mode vidéo est un atout certain

Vous remarquez que je ne m'intéresse pas beaucoup à la résolution ou à la qualité des images, puisqu'il s'agit d'une publication web (au maximum en 640x480). Je ne crois pas qu'on fabrique encore des appareils capables de prendre de mauvaises images à aussi basse résolution... en tout cas pas doté d'un mode RAW.

Dans ce contexte d'ailleurs, l'insistance sur un mode RAW (et un mode RAW exploitable en pratique) peut surprendre, puisqu'on l'associe souvent à une recherche de qualité mais elle se justifie pour deux raisons. D'abord je travaille toujours exclusivement en RAW, que je trouve plus rapide et plus efficace que le JPEG (écoutez par exemple raw ou jpeg pour comprendre mes motivations) et je souhaitais évidement conserver cette efficacité... et mes habitudes de travail.

Ensuite je réalise beaucoup d'interviews dans des bureaux, des brasseries et autres lieux mal éclairés et/ou sous éclairage mixte. Bref, les photos où le format RAW fait gagner le plus de temps. Enfin les possibilités de réduction de bruit sont plus importantes en RAW.

Je ne me croyais pas très exigeant et pourtant... j'ai dû faire des concessions. Essentiellement sur la capacité à travailler en faible lumière. Malgré tous mes efforts, je n'ai pas trouvé un compact doté d'un objectif lumineux et d'une résolution adaptée à la taille de son capteur. Le G9, par exemple, est affublé d'un zoom peu ambitieux : l'ouverture est glissante, elle démarre à f/2.8 (ce qui est pas mal) mais fini à f/4.8 soit plus d'un diaphragme de perdu. Sur l'essentiel de l'amplitude du zoom, l'ouverture maximale est de f/3.5, pas franchement sombre mais pas très lumineux non plus.

J'aurais (de loin) préféré un zoom 3x à ouverture constante f/2.8 au choix retenu par Canon. Tant que je parle du zoom, le grand angle n'est pas non plus très ambitieux puisqu'il démarre à 35mm (en équivalent 24x36). En pratique, cela ne devrait pas me gêner pour l'usage prévu... en tout cas bien moins que l'ouverture. Notons que si je me plains de l'ouverture, la qualité optique elle est très bonne : pas de surprise, Canon est un excellent opticien.

De même, Canon a franchement baissé les bras sur le capteur en n'écoutant que son département marketing : 12 millions de pixel mais un bruit présent dès 400 ISO (conséquence malheureuse d'une résolution trop élevée vu la taille du capteur). Pour la publication web, ce ne sera pas très gênant (même en 1600 ISO où le bruit est franchement très élevé) mais c'est une vraie limitation de l'appareil.

J'aurais de loin préféré un capteur plus ambitieux, limité à 4 ou 6 millions de pixels mais avec un bruit bien maîtrisé. Une baisse de résolution aurait aussi accélérer le fonctionnement de l'appareil, particulièrement en RAW. Et, sauf aux plus basses sensibilités, je suis convaincu que la qualité des tirages n'en aurait pas vraiment souffert. Le G9 n'est pas mauvais quand on le compare aux autres compacts, mais il est dommage que Canon n'ait pas été plus ambitieux sur un compact expert.

A la décharge de Canon, la concurrence n'est pas beaucoup plus ambitieuse. Ricoh avec son GR-D (et son remplacant le GR-D II) a privilégié un objectif lumineux (f/2.4) mais la focale fixe grand angle (28mm) n'est pas très adaptée au portrait, surtout pour le web où il faut bien isoler le sujet. Pas de stabilisation et un capteur lui aussi bruyant. Fujifilm a présenté quelques modèles ambitieux offrant de fortes sensibilités (F31fd, par exemple) mais ils ont depuis cédé au marketing.

Si ce n'est ce manque cruel d'ambition du côté de l'optique et du capteur, le Canon G9 satisfait pleinement à mes autres critères. Qui plus est, la finition est bonne, on a l'impression d'avoir un "vrai" appareil photo en main, pas un morceau de plastique bon marché. L'objectif est rétractable et je dois dire que j'apprécie de ne pas avoir à chercher mon bouchon d'objectif.

L'ergonomie s'appuie évidemment sur les choix Canon (la roue encodeuse à l'arrière, par exemple) ce qui est un peu déroutant pour le Nikoniste mais, avec un peu d'expérience, on s'y habitue très vite. Et je constate que je passe des reflex Nikon au compact Canon et vice-versa sans la moindre hésitation.

Ergonomie et prise en main


Rien à redire sur la taille, le G9 est minuscule. Plus petit, il serait sans doute difficile à tenir en main et à manipuler. Le mode RAW est tout à fait exploitable et, oui, il est compatible Lightroom (l'appareil est livré avec un cédérom sur lequel se trouve sans doute un dérawtiseur maison mais je ne l'ai pas installé : il est plus simple de traiter toutes mes photos dans Lightroom).

L'ergonomie est plaisante, il y a suffisamment de molettes et de boutons pour ne pas avoir besoin du menu, sauf pour les fonctions peu utilisées. Il y a même un bouton personnalisable (mais le choix de paramètres, ne me paraît pas très utile). Evidemment, le revers de la médaille c'est qu'il faut investir du temps pour maîtriser toutes les combinaisons.

En effet, sur le terrain, il est plus rapide d'appuyer sur un bouton que de se perdre dans le dédale du menu mais encore faut-il se souvenir d'où se trouve le bouton. J'ai été particulièrement dérouté par le trèfle qui est combiné avec la roue encodeuse sur la face arrière. Je crois que le dispositif est habituel chez Canon mais il surprend le nikoniste que je suis et il m'arrive encore de me demander si je dois tourner ou appuyer :-)

Il m'a fallut consulter plusieurs fois le mode d'emploi pour saisir toute la subtilité de certaines manipulations (la sélection du mode d'autofocus, par exemple). Malheureusement Canon n'a imprimé qu'un extrait du mode d'emploi et il ne couvre que les manipulations les plus basiques (mettre en place la batterie, la carte, faire une photo en mode automatique, etc.)... bref celles pour lesquelles le mode d'emploi n'est pas vraiment indispensable. Le mode d'emploi complet est disponible sur cédérom en format électronique ce qui n'est pas pratique du tout quand on emmène l'appareil en interview.

On retrouve les modes priorité vitesse, ouverture ou manuel (ainsi que les modes automatiques, P et scènes) et une molette est dédiée au choix de la sensibilité. Un certain nombre d'automatismes bien pensés permettent de gagner du temps. Ainsi en priorité ouverture, un bouton s'allume en cas de risque de bougé (après avoir activé l'option adéquate dans le menu). Il suffit d'appuyer dessus pour augmenter automatiquement la sensibilité. Le photographe garde donc le contrôle mais peut en un instant activer un automatisme). La forte montée du bruit est d'autant plus frustrante...

A l'usage, le Canon G9 est plutôt véloce pour un compact. Bien entendu il n'a pas la réactivité d'un reflex, même entrée de gamme, mais jusqu'à présent je n'ai pas encore fort "pesté" contre l'appareil. L'autofocus à détection de visage (j'y reviens) fait gagner un temps précieux. J'aurais sans doute une autre opinion si je pratiquais la photo de sport (il faut quand même trois secondes pour enregistrer un RAW, même si un mode rafale est disponible).

Visée


Contrairement à beaucoup de photographes, j'avoue que je ne suis pas un amateur de la visée reflex. Je privilégie les boîtiers réflex pour leurs autres qualités : réactivité, excellente gestion du bruit, optiques lumineuses mais certainement pas pour la visée optique.

Comprenons-nous bien, j'ai conscience que la visée reflex est idéale pour certaines applications (photo de sport, d'animaux, etc.) mais je la trouve bien moins pratique en nature morte et franchement peu pratique en photo d'enfants. Enfin en portrait (mais je répète que ce test est subjectif), je trouve qu'elle éloigne le sujet du photographe. Bref, je me réjouis d'ailleurs de l'introduction du mode LiveView sur les dernières générations de reflexes, ce qui nous donnera plus de flexibilité !

Bref, revenons au Canon G9. Sur ce type d'appareil, la visée la plus logique est une visée électronique, via l'écran arrière. On tient l'appareil à bout de bras, ce qui n'aide pas pour la stabilité mais permet de garder le contact avec le sujet. Mon dernier compact numérique remonte à plus de 5 ans et il faut reconnaître que les progrès sur la visée électronique ont été phénoménaux au point que, je n'hésite pas à l'écrire, elle constitue à mes yeux, une alternative plus pratique à la visée reflex, pour l'essentiel des photos que je réalise. J'assume complètement la subjectivité de ce test.

Tout d'abord l'écran est large, brillant et parfaitement lisible même sous un angle élevé : c'est bien plus pratique pour photographier ma fille de 3 ans que mon D200 que j'ai dû équiper d'un viseur d'angle pour ce seul usage ! L'écran ne s'incline pas mais, je le répète, il reste bien lisible même sous un angle élevé. Vous l'aurez compris, je manque de points de comparaison pour juger des avantages/inconvénients d'un écran inclinable mais la visée par l'écran du G9 s'est révélée parfaitement utilisable dans toutes les situations.

Mieux, la visée électronique permet deux fonctions très utiles : l'autofocus à détection de visage et l'affichage d'une foule d'information dont un histogramme dès la prise de vue !

Pour être franc, avant l'achat, j'ai ignoré l'autofocus à détection de visage, pensant (à tort) qu'il ne s'agissait que d'un de ces trop nombreux gagdets dont les fabriquants adorent truffer leurs appareils. La détection de visage n'est pas franchement nouvelle, puisque Nikon l'a introduite en 2005 sur les Coolpix 7900, 7600 et 5900 mais je n'avais pas encore vraiment eu l'occasion de l'essayer sur le terrain. Or c'est une pure merveille : en portrait, je peux me concentrer sur le cadrage, l'autofocus se charge de repérer le sujet.

Inutile de faire le point avec le collimateur central et puis de recomposer, inutile également de perdre du temps à sélectionner le collimateur le plus adapté au sujet, l'autofocus le trouve tout seul. Et contrairement à la sélection automatique du collimateur classique (celle que l'on connaît depuis des années) qui cherche simplement le sujet le plus proche, l'autofocus à détection de visage n'est pas trompé par l'avant-plan.

Bien entendu, comme tous les autofocus, il est possible de le prendre en erreur. De même quand il y a plusieurs visages dans la scène, il n'est pas très facile de sélectionner celui à privilégier mais globalement quel gain de temps ! L'autofocus est à détection de contraste (seule solution pour pouvoir placer le collimateur n'importe où dans l'image) et, comme tous ces autofocus, il patine parfois un peu mais pas au point de perdre une photo.

Autre avantage de la visée électronique, la richesse des informations affichées. Sur le Canon G9, un menu permet de paramétrer les informations qui s'afficheront lors de la prise de vue et une a particulièrement retenu mon attention : l'histogramme. Il est en effet possible d'afficher l'histogramme avant la prise de vue et donc de vérifier l'exposition avec précision.

Si vous ne comprenez pas mon enthousiasme, écoutez l'épisode sur l'histogramme et le contrôle de l'exposition sur Déclencheur ou consultez ce document. Si vous êtes pressé, écoutez l'histogramme en 2 minutes.

Un viseur optique complète la visée électronique, on le décrira en trois mots : "bas de gamme" et c'est très bien ainsi. En effet, je ne pense avoir recours au viseur optique que dans les (rares) cas où la visée électronique est inopérante : soit sous un soleil de plomb, soit dans un lieu vraiment très peu éclairé. C'est une bonne idée d'en avoir prévu un mais c'est une meilleure idée de n'avoir pas dépensé un cent de plus que strictement nécessaire.

Bref, sur ce plan, le Canon G9 me donne pleine satisfaction et même plus. En fait, et ce n'était pas du tout prévu, en moins d'une semaine le G9 a remplacé mon Nikon D200 pour les photos familiales.

Vidéo


Le mode vidéo est tout à fait utilisable. L'appareil enregistre les vidéos une série de photos (MotionJPEG) ce qui, à 30 images per seconde, donne un rendu très "film" et pas du tout un rendu vidéo. Les images sont superbes. L'autofocus reste actif, de même que la mesure de lumière qui est étonamment rapide. Presque tous les réglages sont accessibles (y compris la balance des blancs mesurée) ce qui permet donc d'obtenir des images très propres.

MotionJPEG produit des fichiers volumineux. Comptez une carte de 4Go pour enregistrer plus ou moins une demi-heure. Par contre le confort est exceptionnel puisqu'il suffit de glisser le fichier obtenu dans l'application de montage, pas besoin d'importer depuis une bande !

Le son est enregistré par un micro situé sur le côté de l'appareil. Il n'y a ni prise micro, ni prise casque. Le résultat est correct pour un appareil photo et, si le sujet est proche, il peut même servir de dépannage. Pour être franc, l'impossibilité de brancher un micro externe est sans doute la plus grosse limite du mode vidéo. Si possible, utilisez d'un enregistreur audio dédié que vous synchroniserez à l'aide d'un bon vieux "clap."

Autre limite : le zoom est inopérant (il y a un bien un zoom numérique mais il est assez bruité)... sauf pour un effet spécial on conseille de toute façon d'éviter le zoom pendant une prise de vue mais ça signifie quand même qu'il faut avoir bien cadré avant de lancer la séquence.

Flash


Suite à ces difficultés en basse lumière, j'ai fini par me rendre à l'évidence : il faut un flash. J'en ai donc emprunté un pour faire quelques essais et j'ai fini par acheter un 430EX, nettement moins encombrant que le gros 580EX II. Canon propose également le 220EX mais la tête n'est pas orientable.

Sur le plan de la qualité image, rien à redire : le flash donne d'excellents résultats. Le G9 pilote le flash sans problème, en mode TTL et le calcul de l'exposition est tout à fait correct (faut parfois jouer un peu du correcteur d'exposition en flash indirect mais ça n'a rien d'étonnant et il suffit de vérifier l'histogramme).

J'apprécie tout particulièrement l'interface utilisateur du flash avec un bouton dédié pour les principales fonctions, à l'usage plus rapide et plus pratique que le menu de mes Nikon SB800. Par contre la fixation par rotation se révelle plus lente que chez Nikon et, quand on veut modifier les paramètres avancés, on retrouve un système de numéro de fonction digne du siècle dernier. A l'usage ce n'est pas gênant : on modifie peu ces fonctions.

Mais, et c'est là selon moi tout le ridicule de la formule : le flash est plus gros que l'appareil photo ! La photo ci-dessous illustre parfaitement la situation : le surpoids rend l'appareil plutôt instable.



Et sur le plan de l'encombrement... alors que le G9 tenait dans la poche, l'ensemble G9 + 430EX nécessite un petit sac.

Pour être tout à fait clair : je n'ai aucun problème avec le travail au flash de reportage, dans l'absolu. Il me semble par contre que Canon a "raté son coup" en dotant le G9 d'un capteur aussi peu ambitieux... puisque l'ensemble compact et flash, indispensable pour photographier dans un espace convivial (là où, à priori, on utilise le plus volontiers un compact) est plutôt encombrant. C'est dommage et ça nie le concept même du compact, c'est à dire un appareil peu encombrant.

J'ai également réalisé un essai avec des flashes de studio !

Un test improvisé en vérité. Nous avons l'habitude de photographier ma fille (3 ans) à des dates clé, ce qui permet de la voir grandir. Une séance est toujours prévue à Pâques. Mais à 3 ans, Sophie veut participer et donc elle a voulu prendre une photo de papa. Comme le reflex avec un télé était trop lourd pour elle j'ai simplement monté le contrôleur des flashes sur le G9.

Je partage le résultat avec vous parce qu'il est riche d'enseignements et montre que le G9 a vraiment du potentiel pro... avec quelques petits défauts énervants quand même :
  • la griffe flash fonctionne sans problème, évidemment pas de mesure TTL avec des flashes de studio mais ça fonctionne sans problème aucun
  • le mode M, la griffe flash, etc. font vraiment du G9 un appareil polyvalent qui conviendra même au studio
  • impossible de recopier l'exposition mesurée pour le reflex parce que l'objectif du G9 n'était pas assez lumineux. Je n'avais pas le temps de recalculer une exposition au flashmètre, la photo était légèrement surexp' mais rien d'irréparable dans Lightroom (partant d'un fichier RAW). Une sécurité appréciable
  • le fond n'est pas assez flou parce que l'objectif n'est pas assez lumineux pour créer un beau flou, surtout vu la taille du capteur
  • avec un éclairage suffisant et à 80 ISO, pas de bruit. La photo est très propre
  • le G9 est assez facile d'emploi pour un enfant de 3 ans... largement grâce à la visée électronique et à l'AF à détection de visage (il y a quand même eu beaucoup de photos ratées)

Sur la photo même, l'éclairage n'est pas adapté à un adulte et Sophie ne sait pas encore cadrer... vous l'aurez compris c'est improvisé.

En conclusion, grâce à ses réglages professionnels le G9 a une place à prendre au studio. En particulier je pense à la macro et à la nature morte où la grande profondeur de champ peut devenir un atout !

Images


J'ai emmené le Canon G9 avec moi pour une série d'interviews, le résultat est visible sur Flickr. Ma première impression est que les photos sont très bruyantes !

A la décharge de l'appareil : (1) je ne le connais pas encore et je n'ai pas encore une bonne habitude de ses points forts et points faibles et (2) les conditions de prise de vue sont les plus mauvaises possibles pour ce type d'appareil puisque c'est 100% lumière ambiante dans des locaux à priori peu éclairés... mais ça correspond à l'utilisation attendue de l'appareil. Objectivement, ça correspond aussi à beaucoup de situations conviviales (restaurants, etc.) où un compact trouve toute sa raison d'être. Au risque de me répéter, le manque d'ambitions de Canon sur le plan du capteur (une résolution adaptée à la taille du capteur est peut-être moins "vendeur" mais aurait délivré de meilleures images) et/ou un objectif lumineux aurait permis de gagner le diaph, diaph et demi qui me manquait.

Conclusion


Vous l'aurez compris à la lecture de ce test terrain, je n'ai pas suffisamment d'expérience avec les compacts pour vous conseiller le Canon G9 par rapport à ses concurrents.

Ce que je peux vous dire par contre, c'est qu'il répond à l'objectif que je m'étais fixé : un petit appareil glissé dans mon sac de prise de son. Bien mieux, il se révèle tellement pratique qu'il a remplacé mon gros reflex pour la plupart des photos familiales.

En fait, pour toutes ces qualités, le Canon G9 est un appareil frustrant. Frustrant parce qu'il a énormément de potentiel (petit, pratique, léger), il est vraiment dommage que Canon ait manqué d'ambition sur l'objectif (une ouverture constante s'impose sur un appareil expert me semble-t-il) et le capteur (résolution trop élevée qui se traduit par un bruit important dès qu'on touche à la molette de sensibilité). Le marketing qui pousse toujours à des chiffres plus élevés est sans doute à condamner pour ce choix.

Mais le plus important : si ce choix était à refaire, est-ce que je le referai ? Dans le marché actuel, oui parce qu'aucun autre fabriquant ne propose un modèle qui dépasse les limites évoquées ci-dessus. En fait, dans un marché où les compacts se ressemblent tous, le Canon G9 parvient à se démarquer et, bien qu'ayant un peu trop cédé aux sirènes du marketing, Canon a produit un bel appareil photo, pratique à l'utilisation et qui remplace un reflex lorsqu'on ne souhaite pas s'encombrer.

Caractéristiques techniques

A compléter.

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