Par Benoît Marchal, le Lundi 06 Avril 2009, 21:02
Dans Activités

Etats-généraux de la photographie, rencontre avec l’UPC

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Pourquoi ?

Il y a deux semaines, l'UPC, la SAIF et Freelens ont lancé une pétition: sauvons la photographie par laquelle ils demandent la constitution d'états-généraux de la photographie.

Un historique de cette interview s'impose. J'avoue avoir tiqué sur le titre de la pétition : la photographie ne se résume pas à un métier, et c'est prendre le risque de desservir tout le monde que de viser trop large. Cette réflexion a donné lieu à un petit débat par commentaires. Pour clarifier les questions qui en sont sorties, Déclencheur a le plaisir de recevoir Frédéric Buxin, le président de l'UPC.

Il nous explique pourquoi l'UPC et d'autres associations souhaitent organiser des états-généraux de la photographie (des photographes professionnels ?) ainsi que la forme que pourrait prendre ces états-généraux. L'UPC est pleinement satisfait de la pétition qui a récolté près de 10.000 signatures à ce jour, un signe selon Frédéric Buxin, de l'ampleur de la crise que connaissent les photographes professionnels.

Pour signer la pétition, c'est ici.

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Photo : copyright 2007, Riccardo Cova

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Par GC , le Mardi 07 Avril 2009, 11:35

Bonjour,

Toujours intéressant d'avoir l'avis de l'UPC sur une situation qui n'est pas claire!

Mais nul part je trouve ma réponse: un photographe amateur qui est diffusé... doit-il être payé nécessairement? Au black?
Le statut d'auto entrepreneur n'est il pas LA solution pour celui qui n'a pas pour activité principale la photo?

Bon courage et merci!
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Par Defecto , le Mardi 07 Avril 2009, 16:46

Pour répondre a GC,
Le statut d'auto-entreprenneur est certes tres alléchant pour une activité secondaire, mais, et oui il y a un mais...
L'auto-entreprise a été créé pour permettre de monté sa boite sans trop de prise de risque (activité secondaire, pas besoin de capital, fiscalité simplifiée ect...) mais comme il s'agit d'un lancement d'entreprise ce statut ne dur que 2ans, ensuite il faut faire un changement de statut vers une EURL, SARL ou SA, donc deviens au bout de ces 2ans l'activité Principale du Déclarant.
J'avais egalement pensé a ce statut pour pouvoir vendre mes photos en toute légalité et conservé mon emploi actuel... mais voila au bout de 2ans il faut se lancé pour de bon.
Comme je n'ai pas la prétention de me lancé entant que pro à temps plein, j'abandonne cette idée d'auto-entreprise.

Néanmoins je pense qu'un statut légal dans le style de l'auto-entreprise sans limitation dans le temps pourrait etre une solution pour une activité secondaire légale.
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Par Aymon Renato , le Mercredi 08 Avril 2009, 10:01

Pour moi cet épisode très instructif et très encouragent même si il parlent de la situation française! Je suisse et j'aimerai aussi que la branche se mobilise et face prendre conscience au nombreux amateurs qui cherche à tout les prix la célébrité et la gloire et bien souvent sans s'en rendre compte mette en péril la branche photographique ! Je vous explique le cas qui se passe depuis peux dans ma région, l'office du tourisme de la ville se sierre à organisé un concours photo. Dans les condition du concours il signalent que toutes les photos qui sont envoyée (gagnante ou Perdante du concours) sont la propriété de l'office du tourisme et de ces partenaires.....! Le journal local est un des ces partenaire et sur leur site internet il écrivent que le respect des droit d'auteurs la concurrence déloyale seront pour suivis et puni et d'un autre côté ils ont parrainer d'un concours qui volent les images pour évité de payé un pro ....! mais ou va t'ont d'un côté il nous font la morale et ensuite il la contourne !
mais dans le jury il y a une photographe qui se di pro et qui elle cie la branche sur la quelle est est d'assise en tolérant de telles pratiques...!

Pourtant je suis un amateur mais ce genre de pratique n'est pas tolérable !

ABE
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Par Joseph , le Mercredi 08 Avril 2009, 20:52

La métaphore de la pêche est significative, ils ont rien compris, rien.
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Par Alain Bachellier , le Vendredi 10 Avril 2009, 15:36

Très intéressant et débat passionnant en perspective. La question est finalement : doit-on autoriser les amateurs à vendre leur photo ?

Aujourd'hui et compte tenu de l'évolution de la presse et des modes d'échange d'image, je serais tenté de répondre NON ! Mais plus pour une question de principe (concurrence déloyale) que pour de réelles questions économiques.
Il est évident que l'arrivée sur le marché des banques d'image d'amateurs aussi performant que des pros leur porte un préjudice (léger selon moi) sur ce crénaux car certains journaux en ligne puisent allègrement dans ce stock non contrôlé au prétexte qu'ils n'ont pas d'activité commerciale !
Cela me fait dire que le vrai tricheur de l'affaire n'est pas l'amateur, mais l'éditeur de presse qui abuse d'un système encore inorganisé. je suis assez pour la solution du paiement obligatoire par les entreprises commerciales de chaque image sur le modèle des droits musicaux.
Mais les photographes professionnels ont et auront longtemps encore des activités inaccessibles aux amateurs parce qu'elle demande de l'investissement en temps et en argent. Et parce qu'il n'est pas si facile de rémunérer un amateur ! C'est beaucoup de complications administratives pour peu d'intérêt.


Le statut d'Auto-entrepreneur est une solution intéressante pour tous les photographes indépendants, pigiste...etc Et même pour les amateurs voulant créer une activité secondaire. Et ce statut n'est pas limité à deux ans puisque l'exonération de la taxe professionnelle liée à ce statut est valable 3 ans !.. C'est bien un statut a part entière.
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Par Defecto , le Vendredi 10 Avril 2009, 16:21

exact, pour l'histoire des 2 ans, je me suis emmêlé les pinceaux.
Bon tiré toute l'histoire au clair, je vais prendre un rdv au centre des impôts... ce statut m'intéresse, donc a voir et a creuser wink
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Par Benemie , le Vendredi 10 Avril 2009, 21:44

Plus ça va, plus l'UPC me déçois..
Ils apparaissent comme d'un autre âge...
Ils disent toujours ne rien avoir contre les amateurs mais ils ne font pas vraiment de geste dans leur direction ni n'essaient de les comprendre.
Comme critiquer Flickr et les Creative Commons.

GC : c'est facile pour un amateur de vendre des photos en tant qu'auteur. Il n'y a pas besoin d'un statu particulier. Voir par exemple ici : http://www.edelamarre.com/FORMATION/ncda.html#d1
Mais tu n'as pas le droit de vendre des mariages il faut être artisan pour ça... ou auto-entrepreneur !
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Par granvillais2 , le Samedi 11 Avril 2009, 11:13

Je pense qu'il ne devrait pas y avoir de différence entre amateur et pro, qu'il faudrait fixer un prix minimum quelquesoit la source.


A la limite, le système des enchères en ligne est, pour moi, le moins mauvais, pourquoi ne peut-il pas s'appliquer à la photo? (grace à un site spécifique, régulé sérieusement par les acteurs de la photo)

Je ne mesure sans doûte pas les conséquences d'un tel site...
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Par Joseph , le Samedi 11 Avril 2009, 13:56

Le debat est tres mal pose.

Parce que etre auteur n'a rien a voir avec etre professionnel. Les amateurs sont autant des auteurs que les pro. En revanche il est scandaleux que des professionnels se fassent payer leur travail en droit d'auteur, pour ce qui est souvent de la prestation de service déguisée. C'est cela qui fait souvent la précarité. Vouloir mettre un prix minimum sur les photos ne résoudra en rien la précarité des photographes et semble absurde du point de vue du droit d'auteur. Le service doit etre paye a son juste prix et dans des conditions honnêtes (et pas en droit d'auteur).

Le probleme de cette precarite ne touche pas seulement les photographes mais tout ce que l'on peut appeler la "creative class".

http://www.radiofrance.fr/chaines/france-culture2/emissions/matins/fiche.php?diffusion_id=72545

Ensuite dire que les photographes non pro sont des pecheurs amateurs c'est faux. Quelqu'un qui uploade sur flickr depuis son iphone la photo d'un évènement extraordinaire a potentiellement un diffusion mondiale dans la minute. Sa photo peut etre vue par des millions de gens. On ne peut pas dire que ce sont des amateurs qui font de la peche tout seul dans leur coin pour en parler juste dans leur village.
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Par Laurent , le Lundi 13 Avril 2009, 14:43

Je soupçonne qu'il y ait, dans cette interview, un troll de l'UMP/MEDEF à la solde de Christine Albannel, qui essaie de faire passer la pilule Hadopi, en disant "on va limiter la diffusion artistique sur internet, mais c'est pour votre bien".

Ce que dit Frédéric Buxin, c'est que toute utilisation d'œuvre photo et artistique doit obligatoirement être payer, on n'aurait même pas le droit de citer une œuvre quelle qu'elle soit si on ne la paie pas.

Si on en arrive là: on aura des milliers d'affaires, comme celle de cette jeune fille de 15 ans qui a vu sa vidéo où elle chante une chanson du domaine public supprimée par youtube à cause d'une plainte de la Warner (cf la vidéo traduite ici: http://www.framablog.org/index.php/post/2009/03/18/conte-cruel-de-la-jeunesse-ou-hadopi-mal-expliquee-a-ma-fille).

Ce genre de méthode de la part du medef et des majors de l'industrie n'aide absolument pas les artistes. Au contraire, ça les défavorisent, puisque comme d'habitude ce sont les grandes majors qui se partagent le gâteau au détriment des artistes.

La réaction de Jacques Attali concernant la loi Hadopi est claire (vidéo ici http://fr.readwriteweb.com/2009/03/27/entrevues/jacques-attali-predit-la-mort-hadopi-et-met-en-garde-les-artistes/): il dit lui même que c'est stupide et inapplicable.
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Par Patrick Dunand , le Mardi 05 Mai 2009, 17:26

Personnellement, j'ai signé la pétition, car je pense que les photographes professionnels doivent pouvoir vivre de leur travail et qu'il n'est pas normal qu'on leur demande de travailler gratuitement, c'est même un scandale (ils ont des coûts d'investissement, de charges sociales et il faut bien manger et faire vivre sa famille lorsqu'ils en ont une et çà doit-être assez courant).
Personnellement, je suis un photographe amateur qui fait de la photo par plaisir (et j'en fait). Je suis néanmoins titulaire du bon vieux CAP de photographe qui était dispensé dans les années 70 (après apprentissage).
Je travaille dans une entreprise où je fais de la photos mais, jamais au détriment de professionnels car, même si je suis sollicité, nous faisons toujours travailler un ou une pro pour couvrir nos chantiers, nos inaugurations, nos évènements et nos campagnes de communication et, en collaboration avec notre service de la com', je tiens toujours à ce que le juste prix soit proposer au photographe (c'est éthique et peut-être aussi parce qu'il y a une certaine solidarité latente en moi. Et puis zut, ces personnes doivent vivre et elles ont des coûts à assumer comme je l'ai écrit plus haut).
Qu'un amateur vende ses photos, cela ne me choc pas, il m'arrive de le faire, mais je refuse de prendre des contrats la où un pro peut intervenir (lorsque j'assiste par exemple à un mariage d'une connaissance, et je les préviens toujours avant, je n'amène pas de boîtier lorsqu'il y a un professionnel).
Je suis comme le pêcheur décrit par Pierre Magne, je photographie au bord de la rivière, la pêche au gros, je la laisse aux pros et c'est tant mieux.
Patrick Duand
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