Il n'y a pas assez de plaisir dans la photo. Au risque d'être un peu provocateur, Thierry Seray pose un regard dur sur les blogs et magazines photo : certes on y est passionné mais trop par la technique et pas assez par le plaisir de la photo, selon lui. Un point de vue qui a marqué profondément la ligne éditoriale de son blog, Tendance Bleue.
Bien entendu on est tous amoureux de notre boîtier mais, avec Thierry, il nous faudrait passer plus de temps sur la démarche qui amène à la photo (y compris le plaisir), sur la culture visuelle que sur le dernier bouton à la mode.
Je pense que ce sera une écoute saine (en version Gold) en partant ou en revenant du Salon de la Photo. Je vous rappelle que je vous attends samedi pour la visite entre auditeurs du Salon. Et je vous attends le reste de la semaine sur le stand E15 pour de nombreuses présentations de qualité.
Gérard Cimetière, portraitiste de France et l'organisateur de l'été des portraits, nous parle du plus beau métier du monde : photographe. Depuis que je fais de la photo, j’ai rencontré des milliers de personnes ajoute-t-il. Gérard a commencé à la plaque de verre (mon patron était le dernier photographe de France à travailler la plaque de verre), il nous raconte l'épopée photo à travers l'arrivée de la couleur (je n'ai appris la colorimétrie que depuis le numérique), la vidéo (quand le numérique est arrivé, c'était un peu la même chose) et puis le numérique bien entendu (au début les clients achetaient ces appareils pour pouvoir effacer les photos, ce n'est pas une bonne idée).
Et puis l'émotion, bien sûr. Ma génération est celle de l'émotion, la génération précédente était plutôt dans la technique. Les générations ont changé, esthétiquement les goûts sont parfois différents (les jeunes n'ont pas connu la télévision noir et blanc mais ils voient ça dans les albums de leurs parents) mais les grandes tendances (avec les ados on s'est toujours amusé) restent. Le lifestyle aujourd'hui mais fait penser au style Hamiltonien des années 70.
Bref une interview riche pour partager le plaisir et la passion de la photo au fil des ans et des générations.
Nouvelle boutique plus conviviale Achetez une émission, pendant un mois, elle sera déduite si vous passez à une adhésion trimestrielle ou annuelle. Essayez Déclencheur Gold !
Lauréate aux Photographies de l'Année en catégories "mode et beauté" ainsi que "nature morte," Liliroze nous plonge au cœur même de la photo avec une approche très personnelle.
En effet loin de la photo descriptive, Liliroze cherche à retranscrire le souvenir d'une sensation. Cela me rappelle les paroles de René Bouillot il y a 15 jours : "ce n'est pas le modèle, ce n'est pas le matériel qui compte mais l'intention du photographe."
Avec un rendu riche en matière, Liliroze propose une approche résolument moderne de la photographie. Elle s'appuie pourtant sur des techniques éprouvées telle que chambre photographique et Polaroid mais également modernes avec une couche iPhone.
Particularité pour la photo de mode : Liliroze travaille à la lumière naturelle. "Et donc quand il se fait tard, je travaille dans le noir" ajoute-t-elle en riant.
Qu'il s'agisse d'un portrait professionnel ou non, le photographe doit maîtriser parfaitement la technique… pour pouvoir se concentrer sur l'essentiel c'est-à-dire son inspiration, sa créativité et le rapport qu'il établit avec son modèle.
Voici, en résumé, ce que nous apprennent René Bouillot et Clarke Drahce dans cette nouvelle émission de Déclencheur. Les deux co-auteurs viennent de publier Le Portrait Photographique chez Dunod.
Comme tous les livres de René Bouillot, il comprend une riche partie technique mais Clarke Drahce a ajouté une très riche iconographie. Nombre de photos sont abondamment commentées pour notre plus grand plaisir et notre inspiration.
A l'âge de 30 ans, Sergine Laloux est passée de la danse classique à la photographie. Elle en a conservé la maîtrise du mouvement et une démarche photographique qui s'articule autour de la mobilité.
Autre point important à ses yeux, le contrôle du déclenchement. Sergine souhaite mettre dans une photo tous les éléments qu'elle a choisi.
On parle de tout cela, du paradoxe d'arrêter la danse pour une image, du Leica, des reportages pendant les 45 minutes d'une interview vraiment sympathique.