"La photo n'est plus complètement sacralisée," c'est ainsi qu'on peut résumer en quelques mots l'évolution de la photo en 2011. Les tendances relevées ces dernières années, pour la retouche, pour le partage et la communication (60% des photos prises par les lycéens sont partagées sur Facebook, Twitter et autres Google+) se confirment et s'amplifient en 2011. Ces tendances font rentrer la photo dans l'électronique et le quotidien.
Les réactions des Nikonistes à l'annonce du Nikon 1 (globalement négatives) le montrent : la photographie évolue tellement vite que les photographes eux-mêmes sont parfois déroutés par les pratiques et les demandes des nouveaux photographes.
D'où l'intérêt d'ouvrir les horizons et de faire un point sur le marché de la photo. Je profite de la publication de l'enquête IPSOS 2011 sur le marché de la photo pour faire ce point avec Marc Héraud, le Secrétaire Général du SIPEC.
"Ouvrir à f/2.0 contre f/2.8 c'est un progrès pour un objectif mais en macro ce n'est pas très utile." Il parle du Tamron 60mm f/2.0 macro et c'est pour ce genre de commentaire franc et direct qu'on aime Marc Hourrier.
Alors ? "Il n'est pas interdit de réfléchir" ajoute-t-il. Parce que f/2.0 ça ouvre beaucoup d'autres perspectives pour travailler en lumière naturelle. Aussi, après nous avoir aidé à parcourir un catalogue et déchiffrer les indications, Marc Hourrier nous invite à nous détacher des étiquettes et à faire de notre matériel… notre choix.
Une conversation plutôt décapante et que je vous recommande.
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Panasonic vient d'annoncer le Lumix G3, le successeur du Lumix G2.
Avec cette troisième génération d'hybride, Panasonic met l'accent sur la taille et le poids. Le Lumix G3 est plus petit, plus léger que l'encombrant G2 qu'il remplace. Je trouve que c'est une évolution dans le bon sens (même si on peut espérer une évolution plus radicale encore) pour la troisième génération d'hybrides Lumix. Personnellement je photographie presque exclusivement à l'hybride depuis un an et demi, j'ai rencontré beaucoup de photographes utilisateurs d'hybrides et nous sommes tous d'accord sur une chose : la taille, l'encombrement réduit comptent dans les principaux atouts de ces boîtiers.
Pas facile de s'y retrouver dans toutes les gammes de matériel photo, qu'on soit débutant ou plus confirmé. Entre les compacts et les reflex la différence est évidente en terme de poids, d'encombrement de prix et de qualité d'images mais de nouveaux produits, comme les compacts à objectifs interchangeables bousculent la vieille hiérarchie. Et que penser des téléphones portables dont les capacités photo ne cessent de progresser ?
Pour nous aider à y voir clair, Déclencheur invite Matthieu Lanier de Sony. Sony est en effet le seul fabricant à être présent sur les quatre grandes gammes d'appareils photo numériques (APN) : les camphones, les compacts, les compacts à objectifs interchangeables et les reflex. Matthieu est donc idéalement placé pour comparer et contraster ces différents produits, les utilisateurs auxquels ils se destinent et les usages qui y sont attachés.
J'espère que vous avez passé de bonnes vacances, voici un épisode qui vous aidera à décoder les annonces de la rentrée. Le sujet mérite d'être approfondi et nous avons utilisé toute la flexibilité de Déclencheur Gold pour proposer trois quart d'heure aux membres Gold, un quart d'heure aux membres Silver.
Quel objectif me conseilles-tu ? Voilà sans doute une des questions que nous recevons le plus au Quartier Général Intergalactique de Déclencheur. En réfléchissant à ces différentes questions j'ai réalisé à quel point le marché avait changé en 20 ans. Le conseil traditionnel, qu'on lit encore souvent, c'est de couvrir une plage focale correspondant à ses besoins.
Sauf que les zooms ont complètement bouleversé la donne. Quand un seul zoom permet de couvrir toute la gamme focale, est-ce que cela signifie que nos reflex peuvent ressembler à des bridges avec un objectif fixé à demeure ? Ou, au contraire, faut-il organiser la résistance de la focale fixe ?
La réalité est entre ces deux extrêmes. Le zoom à tout faire c'est diablement pratique, mais il y a des contingences en terme d'ouverture ou autres qui font qu'il est maintenant justifié de doubler des focales. Pour explorer ce sujet, j'ai demandé l'aide de Marc Hourrier, le directeur général de Tamron France.