En catégorie spectacle, la photographie de l'année est d'Anthony Dubois. Il s'agit d'une photo de Lars Ulrich, le batteur de Metallica, en train d'arroser le public avec sa bière.
Anthony Dubois est un jeune photographe parisien, il est le photographe officiel d'une cinquantaine de groupes internationaux de Metal (ne manquez pas son portofolio, haut en couleur). Anthony travaille de préférence au grand angle (le Nikkor 14-24mm), proche de la scène et des artistes donc. Il veut saisir toute l'ambiance du concert, le rapport avec le public ce qui l'amène à beaucoup bouger pendant un concert, comme vous l'entendrez.
Selon lui la photo de concert est exigeante sur le plan technique, principalement à cause de l'éclairage de scène.
Tout au long du week-end des Photographies de l'année, on a bien entendu parlé de photos ! Un maximum d'échanges de qualité et j'ai invité les lauréats à parler de leur photo de l'année. Aujourd'hui c'est Sébastien Hervé qui a gagné dans la catégorie culinaire avec une photo étonnante et humoristique. Il s'agit d'une recherche personnelle sur le thème du surgelé.
Pour tout savoir sur le casting des carottes mais aussi le secret des glaçons, bref pour photographier le surgelé, je vous invite à écouter cette interview.
Pour mémoire, le livre des Photographies de l'Année, un superbe ouvrage qui reprend toutes les photos lauréates en 2010, est disponible via le site de l'APPPF. Les frais de port vous seront offerts.
Hervé Lewandowski est photographe d'oeuvres d'art. C'est à lui et à ses collègues que vous devez les photos de cartes postales, catalogues et autres livres sur les musées nationaux. Bien entendu les photos sont également utilisées à des fins de conservation. Cet épisode vous fait découvrir les techniques derrière les photos de la Joconde, de la Vénus de Milo, des Noces de Cana et de bien d'autres oeuvres moins connues. Vous l'entendrez la photo d'oeuvres d'art est un travail exigeant et technique qui requiert une excellente maîtrise de l'éclairage.
C'est aussi un travail qui prend une importance grandissante avec les efforts de numérisation des fonds des musées.
Outre les spécificités de son métier, nous avons choisi de parler de l'évolution du matériel. Pour répondre aux exigences fortes, notamment sur le plan de la reproduction des couleurs, la photographie d'oeuvres d'art se doit de suivre le haut de gamme du matériel : travail à la chambre ou au moyen format, par exemple.
Présentation d'un accessoire utile pour les photo au flash : la grille nid d'abeille. Un des défis du travail avec la lumière est d'offrir une source lumineuse qui soit à la fois directionnelle et douce. C'est-à-dire une source lumineuse qui éclaire une zone bien délimitée du sujet (par exemple, pour mettre en valeur un objet tel qu'une montre ou un bijou) tout en conservant une lumière douce.
On se souvient que le secret d'un éclairage doux c'est une grande source lumineuse. Mais, par définition, une grande source lumineuse a tendance à avoir un faisceau large et donc à éclairer une grande zone du sujet.
Les grilles nid d'abeille pour bol ou pour boîte à lumière servent à concentrer le rayon lumineux sans en diminuer la douceur contrairement à une alternative comme le coupe-flux, par exemple.
Avec un matériel simple, il est possible de construire des éclairages sophistiqués. Un simple flash de reportage, que vous possédez sans doute déjà, et un parapluie bon marché permettent de commencer à contrôler l'éclairage. David Hobby, du célèbre blog Strobist, nous le rappelle avec insistance depuis quelques années. Aujourd'hui je vous propose une introduction plus longue aux techniques "strobist" avec Benoît Courty.