Les vacances avec des livres numériques

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Les vacances avec des livres numériques

Les vacances avec des livres numériques

Les vacances c'est un moment magique avec un doux mélange de farniente, photo et lecture. Pour moi, les vacances c'est beaucoup de lecture. Or pour la première fois cette année, j'ai lu exclusivement des livres numériques et j'ai adoré cette expérience.

Ce n'est pas un défi geek, mais simplement le reflet d'une révolution technique qui apporte plus de confort et donc une évolution très rapide de mes habitudes de lecture. Le livre électronique est tellement plus pratique, en tout cas pour quelqu'un qui aime vraiment lire et qui lit beaucoup, que j'ai changé en quelques mois (il y a moins d'un an, j'achetais mon premier Kindle) des habitudes prises… presque depuis la naissance.

Un détail ne trompe pas : comme la plupart des lecteurs voraces, j'ai une grosse collection de livres à lire. Des livres achetés mais que je n'ai pas encore ouverts (les livres à lire sont parmi les plus beaux puisqu'ils sont encore une promesse). Je puise toujours un ou deux volumes dans cette étagère au moment d'emballer les bagages mais cette année en préparant la sélection, j'ai préféré racheter une version électronique plutôt que d'emporter l'objet papier.

Si les aspects techniques intéressent quelqu'un… J'ai lu sur Kindle, soit avec le lecteur dédié du même nom, soit via l'application Kindle pour iPad. Grâce au cloud, les livres achetés sont disponibles simultanément sur les deux machines et partagent même leurs marques-pages. La seule limite des livres électroniques, que j'espère temporaire, est qu'ils sont liés à un mode de protection (DRM) et donc à un libraire. Sauf à se lancer dans des manipulations fastidieuses, bien entendu. En attendant la disparition de ces DRMs, c'est donc naturellement que je me suis tourné vers un des rares libraires qui est vraiment au service des lecteurs.

Malheureusement les éditeurs français ne partagent pas ce souci du confort du lecteur et ne proposent pas leur catalogue sur Kindle. Je lis essentiellement en anglais, ça ne me dérange pas beaucoup, mais je regrette quand même cette timidité. Surtout quand on voit qu'aux Etats-Unis les ventes de livres progressent, grâce notamment au confort qu'apporte le livre numérique en général et le Kindle en particulier.

Bref… je parle beaucoup de livres électroniques en ce moment. C'est sans doute parce que je m'étonne tous les jours d'avoir changé aussi rapidement des habitudes que je croyais, il y a quelques mois encore, immuables. Le passage au numérique en photo a été très rapide, à la lueur de mon expérience, je serais surpris qu'il n'en soit pas de même en littérature. A tout le moins pour les fidèles lecteurs. Comme le notait le romancier Arthur C. Clarke, « Toute technologie suffisamment avancée est indiscernable de la magie. » Magie de la lecture, bien entendu.

Par Benoît Marchal, le Mercredi 8 Septembre 2010
Dans : Vu, lu, entendu | Amazon Kindle

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Je suis aussi parti en vacances avec un iPad et pourtant j'ai acheté mes livres de vacances dans une bonne vieille librairie, des bons vieux livres avec des vrais pages en papier (du papier qui détruit la forêt amazonienne et la planète entière...oh le vilain, quelle horreur!!!)
Je ne partage pas ton enthousiasme sur le sujet, je ne crois pas que la transition au "tout numérique" sera aussi rapide que dans le domaine photo, mais il est vrai que je n'ai jamais testé un Kindle.
J'ai du mal à lire un long bouquin en version numérique, ça manque de quelque chose...et j'aime trop l'objet livre, mon côté fétichiste!
Il m'arrive régulièrement de lire des livres numériques mais plutôt des choses assez courtes.
Maintenant il est vrai que les avantages du numérique sont incommensurables face au papier (achat immédiat, recherche de passages ou citations, catalogue disponible etc.)
Par Lightroomreg le Mercredi 8 Septembre 2010 at 05:27 APRES MIDI
Pour avoir comparer les deux, l'iPad est une très belle machine mais c'est une piètre liseuse.
C'est comme si tu disais "j'ai essayé la photo numérique avec une webcam et je préfère ma bonne vieille pellicule." Certes…

Néanmoins, tu le notes fort justement, les avantages du livres numériques sont incommensurables. Tu utilises, je ne sais si c'est volontaire, un terme très fort (incommensurable, qui n'a pas de commune mesure). Si cela ne suffit pas à signer le glas du papier, au moins pour les lecteurs voraces.

Enfin sur le fétichisme. Perso ce qui m'attire dans un livre c'est la rencontre avec l'auteur, les idées. Le fait qu'on ait rasé une forêt en Amazonie n'a jamais fait partie du plaisir de la lecture. De même que le fait qu'on brûle des atomes ne sera pas source de joie demain.
J'ose dire, face au plaisir de cette rencontre, peu importe le flacon, du moment qu'on a l'ivresse.

Tu me diras peut-être qu'il y a un plaisir à la possession d'un bel objet et je suis bien d'accord. C'est d'ailleurs pour cela que je ne lésine pas sur les belles en cuir pour mon Kindle. Le livre reste noble et l'objet qui le matérialise doit être valorisé.
Par Benoît Marchal le Mercredi 8 Septembre 2010 at 08:13 APRES MIDI
Le terme incommensurable est volontaire : il est clair que les avantages du livre numérique sont énormes (et c’est pas à toi que je vais les lister!). Peut-être bien pour les lecteurs voraces davantage encore comme tu le soulignes.

Tu dis « peu importe le flacon, du moment qu'on a l'ivresse » : je réponds non justement puisque qu’ici le contenant fait aussi parti du plaisir pour moi… Tu avoueras qu’il serait dommage de boire un grand vin dans un gobelet en plastique, non?
Je conviens avec toi que ce qui compte avant tout c’est le contenu, mais ici le contenant fait aussi parti du plaisir. Et moi, je préfère généralement un bon vieux bouquin, jusqu'ici en tout cas.

Malgré tous les avantages du livre numérique il reste encore des barrières difficiles à franchir…
Mais je suis sûr que pour mes petits élèves par exemple ce sera vite naturel, d’ailleurs je compte bien me servir de l’iPad pour éveiller quelques consciences aux plaisirs de la lecture…

Dernier point : pour le côté développement durable je plaisantais !
Par Lightroomreg le Mercredi 8 Septembre 2010 at 10:18 APRES MIDI
Pardonne-moi d'être brusque, mais ouvre les yeux : il fut un temps où les livres étaient des beaux objets mais ce temps il est révolu.
Les belles reliures en cuir, dorées à l'or et avec de beaux papiers… c'est des bouquins qu'on ne trouvent plus que chez les bouquinistes. Et on ne les vends pas pour les lire mais pour la décoration.

Si je regarde la production contemporaine, par exemple si je regarde les bouquins qui sont arrivés sur mon bureau cette semaine (et ce sont presque tous des bouquins photo), je vois des papiers de plus en plus fins, de plus en plus vulgaire et les reliures n'en parlons même pas.

Quand je compare ces livres, je parle en temps qu'objet ici, à un iPad, il y a pas photo. Le verre, l'aluminium, le design… je ne possède pas beaucoup de livres qui sont d'aussi beaux objets que mon iPad (et les beaux livres que je ne possède, aucun n'a été publié ces 15 dernières années).
L'édition travaille à l'économie depuis pas mal de temps maintenant.

Quand au Kindle il y a le plaisir des belles couvertures en cuir… miam…
Anecdote : j'ai déjà reçu celle du K3 (le lecteur est en rupture de stock mais pas les couvertures) et c'est tout un plaisir, un monde de sensualité avec l'odeur du cuir… des textures… les couleurs… ça n'a rien à voir avec la qualité (en temps qu'object toujours) de la production de livres contemporains.

Je sais qu'il y a des gens qui achètent des livres pour décorer. Et je ne critique pas la démarche. Mais moi je les achète pour les lire. Le livre numérique s'adresse aux lecteurs, pas aux collectionneurs.
Par Benoît Marchal le Mercredi 8 Septembre 2010 at 11:19 APRES MIDI
Je ne parle pas du tout de beaux livres mais seulement de l’objet livre. Je me moque d’avoir des livres pour décorer ! Même avec son papier à l’économie et sa reliure vulgaire (comme tu dis) le livre papier a ce quelque chose qui reste encore inaccessible aux liseuses électroniques.

Bien sûr le sens de l’histoire te donne déjà raison, la liseuse numérique c’est le présent et clairement l’avenir du bouquin. Mais le chemin sera, je crois, plus long que pour la musique ou la photo.
Rien que le nom « liseuse » nous éclaire : c’est un transmetteur de message en quelque sorte, qui te permet d’avoir accès au contenu.
Quand au livre papier il se confond avec son contenu. C’est peut-être une conception ou un héritage de l’histoire de l’imprimerie qui est erroné mais je le sens comme ça. Du coup je crois vraiment que ça va être long comme passage.

Maintenant quand je pense à des gamins ou familles entières de mon école située en quartier défavorisé, qui ne lisent pas, n’achètent pas de livres etc. et que je croise ça avec l’idée développée ici (http://webtribulation.com/2010/09/07/nouvelle-strategie-dapple-ne-pas-sadresser-aux-early-adopters/) je me dis que le livre papier pourrait bien disparaître en une ou deux générations !
Par Lightroomreg le Jeudi 9 Septembre 2010 at 09:20 APRES MIDI
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