Par Benoît Marchal, le Vendredi 30 Octobre 2009, 11:08
Dans La photo, Le marché, Photo et video, Logiciel

Un “vrai” objectif, sans logiciel ?

Un “vrai” objectif, sans logiciel ?

La fin justifie-t-elle les moyens en optique ? Il y a quelques jours je publiais quelques commentaires sur la durée de vie des objectifs. C'en est suivi une jolie discussion par commentaires (ainsi que sur Facebook). J'épingle une remarque de Xavier sur le post-traitement :

Par exemple le 18-200mm de Nikon est certes peu lumineux à 200mm (f5.6) mais sur un cliché peu bruité, n'importe quel logiciel de photo permet d'obtenir une photo comme si on avait une ouverture à f4 voire f3.5 !

Techniquement ce n'est pas correct car l'exposition n'est pas le seul aspect à considérer mais l'argument du traitement du signal est quand même pertinent. Au risque d'être un peu pédant, je dirais qu'il est parfois raisonnable, dans certaines situations photographiques, de sacrifier un peu de contrôle sur l'image pour réduire le prix du matériel ou son poids et son encombrement. Après tout les meilleures photos sont celles qu'on fait... et, parfois, simplement, cela veut dire avoir le matériel sur soi.

Et pourtant... l'argument titille. Une belle optique, lumineuse, piquée, sans distorsion... c'est quand mieux, non ? Malgré les efforts de DxO, le traitement logiciel passe toujours pour un pis-aller, une astuce plus digne d'un tricheur que d'un photographe. Et pourtant Xavier pointe dans une direction fondamentale... et cela fait sans doute également partie des remises en question autour de l'achat d'optiques.

De tout temps les opticiens se sont battus pour résoudre la quadrature du cercle, à savoir un objectif délivrant une image parfaite, dans un encombrement réduit (les assistants coûtent cher) et bon marché. Depuis toujours la maîtrise de l'optique et de la mécanique sont leurs atouts dans ce difficile travail. L'amélioration des procédés de fabrication, de nouveaux matériaux leur ont permis de réaliser des petits miracles... ainsi un zoom professionnel moderne remplace avantageusement (du point de vue du prix et du poids et de la qualité de l'image) toute une gamme d'objectifs fixes pour la plupart d'entre nous.

Il reste sans doute de la marge de progrès dans ces matières traditionnelles mais pourquoi, si ce n'est par l'attachement à de vieux principes, les opticiens ne pourraient-ils pas intégrer le logiciel dans l'équation. En quoi est-il moins sacrilège de corriger un défaut par logiciel plutôt que par l'ajout d'une lentille asphérique ? Après tout le traitement numérique fait partie intégrante de la photographie aujourd'hui... pourquoi le brider à remplacer la seule pellicule ? Le calcul numérique est un outil, comme un autre. S'il est efficace, il a sa place. Seule l'image compte ou devrait compter.

Bien entendu cela suppose beaucoup de travail et de collaboration dans l'industrie. Il ne serait pas acceptable que le traitement numérique se limite au seul boîtier, les développeurs RAW doivent également l'intégrer. Il ne serait pas non plus acceptable que le traitement soit limité aux seuls objectifs du fabricant du boîtier.

Enfin, et surtout, parce que les photos ont une valeur historique, ce traitement doit être pérennisé dans le temps. Il faut que je puisse développer ma photo en utilisant ce traitement dans 50 ans et plus. Il faudrait donc définir une sorte de profil standard, similaire aux profils de couleurs. Bien qu'Adobe ait fait évoluer DNG pour intégrer des méta-données de profil et que le standard 4/3 et ses dérivés gèrent ces informations, on n'est pas encore vraiment face à une norme industrielle et c'est dommage.

Cela suppose également une remise en question des réflexes d'achat... comme toujours il appartiendra à chacun de se situer par rapport à son projet photographique mais dans l'équation qualité d'image/encombrement/prix, les valeurs sûres d'hier pourraient être remises en question par logiciel demain, au moins pour certains projets photographiques.

Je conclus par une réflexion... Leica, qui est quand même un des opticiens les plus respectés, code numériquement ses objectifs depuis 2006... pour, je cite, utiliser le surcroit de performance offert par le traitement numérique du boîtier.

Votre avis sur le sujet ?

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Par Fred M. (Bruxelles), le Vendredi 30 Octobre 2009, 12:59

Je suis assez d'accord avec Xavier.
On voit que c'est la direction prise par plusieurs constructeurs, et non des moindres. Je pense à Canon et Leica, dont on a déjà parlé, mais surtout à Hasselblad ... la Rolls des appareils photo de studio.

Les optimisations logicielles permettent de corrigent le vignetage, les aberrations géométriques ou chromatiques (purple fringing).

Je vois dans cette utilisation du software pour améliorer les optiques plusieurs conséquences:
- La qualité va s'améliorer.
- Le coût va baisser.
- Les optiques vont offrir de nouvelles possibilités, jusque là trop coûteuses à produire avec une qualité satisfaisante (je pense au 28mm moyen format de Hasselblad).
- Les systèmes risquent de se "fermer". Les opticiens qui proposent des optiques "compatibles" risquent de ne pas bénéficier autant de ces améliorations (les traitements logiciels n'étant plus fait dans le boitier, mais en post-prod, ce qui est coûteux, en temps surtout). Les optiques nécessitant une optimisation logicielle forte ne pourront pas s'utiliser sur des systèmes plus anciens (on a l'exemple avec le HCD4/28 de Hasselblad qui ne peut pas s'utiliser sur les modèles argentiques).

Donc en conclusion, la qualité (qualité de l'image finale, mais aussi encombrement, etc.) va certainement augmenter, ce qui est un vrai bénéfice. Par contre, cela se fera au détriment de l'interopérabilité.

Bon weekend à tous,
Fred
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Par Fizmoo (Orléans), le Vendredi 30 Octobre 2009, 14:03

Ce qui me dérange dans cette évolution, c'est qu'on va finir par voir des objectifs dont la conception sera fonction des possibilités de correction des logiciels. Le but du jeu pour un fabricant reviendra à chercher la qualité minimale suffisante pour obtenir un bon résultat après retouche.
D'un autre coté l'augmentation de la résolution et de la précision des capteurs oblige à avoir des objectifs d'excellente qualité : si l'objectif n'est pas capable de produire une image au moins aussi précise que ce qu'est capable d'enregistrer le capteur, on se retrouve avec une image qui aura, certes, plus de pixels mais qui ne sera pas plus fine. Et il n'y a, à ma connaissance, aucun traitement capable de recréer de la précision là ou il n'y en a pas.
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Par Benoît Marchal , le Vendredi 30 Octobre 2009, 16:11

Fred, c'est ma crainte également. Que ce soit une excuse de plus pour exclure les marques tierces, à la manière du TTL sur les flashes.
Fizmoo il me semble que ce que tu décris là c'est un des principes de l'industrialisation, produire la qualité minimale nécessaire pour un résultat plaisant, pour un prix donné.
Il ne faut pas oublier le vecteur prix dans ton analyse, le photographe a un niveau d'exigence et une attente tarifaire et les industriels cherchent à y répondre... et c'est pour cela qu'il y a des gammes amateurs et pro.
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Par Ewi , le Vendredi 30 Octobre 2009, 16:22

ne glissons nous pas du métier de photographe au métier de "photomaton+graphiste"?
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Par Samuel , le Samedi 31 Octobre 2009, 21:40

Salut à tous,

@Fred: Je suis moi aussi fort préoccupé par l'interopérabilité, mais en tant que photographe amateur, je n'ai pas connaissance des exemples que tu évoques et je ne comprends pas bien en quoi le numérique vient agraver le problème...

@Ewi: Je ne comprends pas ta remarque... Je pense que le métier (ou le loisir) de photographe inclut de plus en plus certaines composantes du métier de graphiste, mais je n'y vois pas un problème.

J'ai fait un peu de photo argentique dans mes jeunes années (y compris au labo), mais je ne me suis vraiment plongé dans la photo que récemment, suite à un cours de photo numérique et à l'achat d'un réflex.

Pour l'usage que j'en ai, le post-traitement logiciel fait partie intégrante de la photo, aussi il me parait normal de l'intégrer à la conception d'une optique et d'un appareil : les constructeurs de boîtiers sont déjà obligés de fournir des drivers pour décoder leurs formats RAW propriétaires, aussi je ne vois pas pourquoi ils se priveraient de perfectionner leurs drivers en leur ajoutant des fonctions de réduction du bruit, d'augmentation de la netteté, etc.

Comme je l'ai dit plus haut, l'interopérabilité me préoccupe, mais malheureusement je doute que cela fasse changer les choses au niveau des constructeurs...

En conclusion, comme tout progrès technologique, celui-ci implique des risques, mais je pense que tenter de le combattre serait un combat d'arrière-garde voué à l'échec.
Minolta est dans la bonne voie avec le codage numérique des objectifs, qui est une méta-donnée très importante et aurait du être inscrite dans les données EXIF dès leur création.
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Par xavier (Juan les pins), le Dimanche 01 Novembre 2009, 16:00

Bonjour,

@déclencheur
Je constate que mes mots ont plus d'impact que l'essai de mon SB900 au salon de la photo... wink

de mon point de vue la seule solutions acceptable pour les optiques futur est que les constructeurs fournissent les matrices et LUT de caractérisation de leurs optiques.
(Ce que fait de son mieux DxO en indépendant)

Cela permettrait d'avoir uniquement à maintenir une base de donnée publique des objectifs et de leur transformée de correction optiques et colorimétrique.

Sachant que dors et déjà les données EXIF renseigne l'objectif utilisé. Le logiciels de retouche photos pourrait appliquer ces correction de défaut physique à la volée.

Enfin la base de donnée publique garantirait un replay possible dans de nombreuse années.

Bien entendu tout ce commentaire ne vaut que pour le format RAW.
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Par Gilles , le Dimanche 01 Novembre 2009, 17:13

De Gilles (Lumière Rouge) le 1 novembre 2009

1 - Tout en défendant l'idée que le post-traitement (intégré) pouvait à terme résoudre d'énormes problèmes posés par l'optique (je crois même avoir fait part d'idée de capteurs hémisphériques ou asphériques creux à Benoit dans un MP), j'ai été surpris que LEICA soit obligé de faire du post-traitement intégré sur les meilleurs et plus chers objectifs du monde...

Pour moi c'est l'un OU l'autre.

J'avais aussi trouvé dévalorisant pour l'objectif, et donc l'ensemble,une pub de vente groupée il y a quelques années pour un boitier, un transtandard et DXO...

2 - Je suis un féru de belle mécaniques (et en particulier d'optiques), mais dans le sens créatif, je ne pense pas que la photo ne soit QU'un moyen de reproduction fidèle au maximum.

J'admets que dans certains secteurs (publicité - et encore - architecture,...) la photo-reproduction soit une exigence, mais dans le domaine artistique, un petit vignetage aux focales extrêmes ne fait-il pas partie de la créativité comme la 'touche' du couteau du peintre ou de sa brosse ?

Pourquoi encenser LEICA et son 'style' pour le refuser à tout autre optique ou marque ?

Marketing-marketing es-tu las ? Toi qui a fait croire à tout le monde que le plus grand progrés de la photographie de ces dernières années était : la vidéo !!!! La vidéo qui existe sur les compacts à moins de 100 euros (maintenant) et depuis une demi-douzaine d'année !!!

Quels benêts nous sommes. Il y aura toujours mieux pour nous faire acheter autre chose...

Dans un club d'informaticien dont je faisais partie, j'ai fait remarquer à quelqu'un qui avait testé une pré-version de Windows (en pus), que dans Béta-Testeur il y a béta...
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Par Ewi , le Lundi 02 Novembre 2009, 10:23

@Samuel

bin comme on a pu le voir entre autre sur Déclencheur, de plus en plus de soft permette de recrée un rendu photographique (profondeur de champs, augmentation de la netteté, de la luminosité etc...)

comme dit le billet:
"Par exemple le 18-200mm de Nikon est certes peu lumineux à 200mm (f5.6) mais sur un cliché peu bruité, n'importe quel logiciel de photo permet d'obtenir une photo comme si on avait une ouverture à f4 voire f3.5 !"

Le software devient de puis en plus présent et, a partir d'une photo raté, on peut tiré un bon cliché...

Alors ma question est "que va-t-il rester du métier de photographe?
d'un coté on a(vait) une personne qui faisait ces réglage, choisissait ces objectifs sont angle de vue, et d'un autre, on a la personne qui appuis sur le bouton et "recrée" la photo après.

Pour moi la photo c'est transmettre de qu'on voie et non recrée ce qu'on a vu.

@Gilles
"Dans un club d'informaticien dont je faisais partie, j'ai fait remarquer à quelqu'un qui avait testé une préversion de Windows (en pus), que dans Béta-Testeur il y a béta..."

a oui si on voit la chose comme ca... c'est pas gagné. les phases de beta teste sont devenu importante car les attentes des clients sont devenues importantes. Cette phase permet d'améliorer considérablement les soft grâce aux retours de l’expérience utilisateur. Si cette démarche se démocratisait même dans l'industrie, je pense qu'il y aurait moins de bide (comme la 1007 Peugeot par exemple).
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Par Gilles , le Lundi 02 Novembre 2009, 11:17

Gilles le 2 novembre 2009

@ewi : Je ne visais pas les testeurs au sens propre du terme mais les acquéreurs systématiques de produits nouveaux sous prétexte que le marketing leur présente comme nouveaux...

Nous sommes victimes du marketing : je prenais pour preuve que nous avons gobés que le progrès en photo c'était... la vidéo ! Un comble !!!
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Par Benoît Marchal , le Lundi 02 Novembre 2009, 11:39

@Ewi, la photo a toujours été une discipline technique. Hier on était chimiste, demain on sera infographiste. Ca me choque pas. Bien entendu, ça suppose qu'il faut ré-apprendre certaines choses mais, comme dans le passé, il appartiendra à chacun de se positionner. J'avais un ami qui mixait ses propres chimies... j'ai jamais été convaincu que le jeu en valait la chandelle mais lui si...
@Xavier, je n'avais pas fait le rapprochement avec le Salon grin
L'idée d'une base en libre accès est tentante mais il faudrait un acteur à la fois riche et intéressé à l'avenir de la photo pour la mettre en place.
@Gilles, pas d'accord sur l'alternative. Ca me parait aussi arbitraire qu'écrire qu'une optique doit avoir soit du verre ED, soit un traitement de surface mais pas les 2. C'est l'image finale qui compte (ou devrait compter) et la rapport poids/prix/qualité.
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Par Gilles , le Lundi 02 Novembre 2009, 12:07

De Gilles le 2 novembre 2009

@Benoit (qui répond au premier post manifestement) :

Ok, pourquoi pas les deux, mais ca fait un peu lourd sur l'addition : objectif au prix fort, boitier et informatique embarqués au prix tout aussi fort, logiciel sur l'ordi et temps passé...

Alors que l'on pourrait sans doute avoir le même résultat avec un objectif et un boîtier qui ne soit pas vendu au prix de l'or pour obtenir le même résultat en post-traitement...

Un caillou comme un objectif LEICA qui a besoin d'un post-traitement interne comme un vulgaire compact... c'est peut-être justifié mais ca passe mal...

@Benoit sur ma seconde réaction :

C'est vrai que j'ai vu de gros clients basculer, mais je ne saurais dire si c'est une réelle tendance.

Personnellement je note que les habitudes jouent et que, sans revenir sur le sujet tous les deux jours, j'ai à chaque fois retrouvé mes marques... dans la même marque...

Malheureusement en pratique lorsque l'on possède un beau kit d'objectifs que l'on connaît bien, quand on voit la proximité entre les boîtiers qui se courent après, quand on voit la perte engendrée par un 'swap' sur ses cailloux... je ne pense pas que l'on soit près à changer souvent.

Une solution ?

Y-a-t'il un inconvénient à être fidèle ? Je perds quoi concrêtement en choisissant entre un 40D et un D200 par exemple ? Cela vaut-il le coût (et le coup) de changer objo et accessoire pour 2 millions de pixels ?

Acheter des objectifs 'jetables' (pas chers) ? Un peu dommage. J'aime bien mon 17-40L et un NIKON 17-55 est en dehors de mes possibilités. Est-ce une raison pour m'obliger à utiliser un EF-S 18-55 IS ou autre EF-S bien moyen ? Peut-être mais j'ai choisi et je ne regrette pas.

On remarquera aussi que CANON a été beaucoup plus stable et sage dans ses normes d'objectifs que NIKON. Deux standards chez CANON compatibles dans un sens même s'il manque un 17 ou 18 quelque chose pas cher du tout en EF et non EF-S...

Enfin, renoncer complètement à tout choix qualitatif, prendre une boitier intermédiaire D90-500D par exemple un transtandard et corriger ensuite au logiciel...

Ca s'appelle le bridge même si cette catégorie n'est pas très stable... Mais c'est pratique : petit léger, parfois bon, pas plus cher (ni moins) et plus de question existentielle.

J'ai vu de magnifiques photos faites avec des bridges qui n'avaient rien à envier à des boîtiers autrement plus couteux.
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Par Benoît Marchal , le Lundi 02 Novembre 2009, 12:38

@Gilles je réponds d'abord au 2ème commentaire.
Je crois que tu lis beaucoup plus dans la note que ce que j'ai écrit. Je n'ai jamais pensé ou écrit qu'il fallait *impérativement* acheter du jetable. La question porte sur le conseil à donner aux débutants. Hier, selon moi, il était important de conseiller dès le départ l'achat d'aussi bonnes optiques que possible.
Aujourd'hui... j'ai l'impression que ça peut se défendre de raisonner autrement. Mais ça ne veut évidement pas dire que tout le monde doit le faire !

Sur Leica... c'est une marque atypique puisqu'elle est à la fois le gardien d'une certain tradition et, en même temps, vu ses tarifs, elle se doit d'utiliser tous les outils possibles pour offrir l'excellence.
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Par Gilles , le Lundi 02 Novembre 2009, 13:52

De Gilles le 2 novembre 2009

@Benoit : Mes propos sur le 'jetable' ne viennent qu'en seconde position après le choix de continuer à utiliser un bon objectif de la gamme L. Je n'ai donc pas ignoré ton alternative même si j'ai été plus loquace sur cette deuxième solution... (On se comprend quand même mieux de vive voix...).

Quand à conseiller le transtandard 'moyen' au débutant, j'y réponds à ma façon avec la troisième solution qui la rapproche du Bridge en définitif (si l'offre du moment le permet). En fait, on achète un réflex avec un seul objectif (comme on achète un LEICA assez souvent avec un seul objectif adapté à son style et pour des raisons de coût) et on en fait un Bridge.

Ensuite, si je comprends bien ton raisonnement, on travaille en post-traitement à l'ordi... Bon, moi j'ai pas le temps mais pourquoi pas...

Quand au LEICA qui tirerait le meilleur des deux technologies, je dirais, on ne peut pas être (le meilleur) et avoir été (le meilleur) tout un utilisant un 'bricolage' logiciel sur des objectifs soit-disant parfaits...

Pour moi, les LEICA M ne sont pas fait pour le numérique à cause du tirage optique, de l'investissement, de l'évolution technologique et la marque roule encore un peu sur son image passée.

Remarque côté marketing, arriver à vendre des optiques à 2000 e, le boîtier à 5 500 e pour avoir besoin de passer les images au post-traitement après, chapeau l'artiste !

Tu parlais d'investissement à long terme ? Va donc voir un possesseur de M8 !...

A la fin on a gagné d'avoir un boîtier un peu plus compact qu'un reflex et surtout marqué LEICA sur le boîtier ?!

D'où le micro 4/3 qui vient dans cette niche... pour, apparemment, déjà décevoir...

Allez, on oublie la technique, on prend ce que l'on a sous la main et on sort...

Et là, on s'aperçoit que le premier problème est d'avoir un moyen de sortir vite un appareil assez discret pour ne pas se le faire voler ou interdire à la moindre occasion... Bandoulière peu discrète, housse longue à ouvrir, sac d'épaule encombrant, saccoches de ceintures inadaptées, poches trop petites ou trop poussiéreuses ou encore celles d'où tombent les appareils...
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Par Benoît Marchal , le Lundi 02 Novembre 2009, 14:14

"D'où le micro 4/3 qui vient dans cette niche... pour, apparemment, déjà décevoir..." maintenant qu'ils ont sortit un boîtier correct, il ne déçoit plus du tout.
Depuis une semaine je prends mon pied, je te raconte pas. Même mon chat ronronne en le voyant !

"Tu parlais d'investissement à long terme ? Va donc voir un possesseur de M8 !..." c'est la logique d'un périphérique informatique... et si tu pousses le raisonnement, je crois que tu arriveras à une réflexion plus large que le seul boîtier même si tu n'as pas très envie de l'entendre en ce moment grin
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Par xavier (Juan les pins), le Lundi 02 Novembre 2009, 14:26

@ewi:
Le métier du photographe argentique résidait dans le choix du boitier, de l'objectif, mais surtout dans le papier, les bains, l'agrandisseur, les temps...
Le passage au numérique n'a rien changé sur le boitier et les objectifs. Par contre le labo est passé à la souris qui elle permet infiniment plus de possibilité.

Pour ma pars je ne suis pas inquiet pour l'avenir des photographe pro.
Dans le choix des boitier et des objectifs d'une pars, le photographe pro peut ce permettre un boitier et des objectifs hors de portée du quidam et donc une base de travail de meilleur qualité.
Si un particulier ce paye la même finition, il fait tellement attention aux __matériel__ bijoux de famille qu'il ne peut parfaitement connaitre et maitriser son engin.
(Avantage donc au photographe pro)

Ensuite sur le traitement des photos, ayant une meilleur base, il appliquera des traitement beaucoup plus doux.
Ce qui lui apportera un rendu beaucoup plus convaincant.
De plus comme sur le matériel le photographe pro manipule les corrections bien plus souvent et est donc infiniment moins susceptible d'obtenir un ratage complet.
(Avantage définitif pour le pro)

Enfin pour ceux qui sont contre tous traitements,
les canons moderne de la photographie sont de moins en moins naturelle (Hi-key, HDR, panoramique long, ...)
donc oui le métier de photographe change, mais quand il y a 20 ans un traitement demandait une photographie de grande qualité et un infographiste pour finir le traitement, maintenant il n'y a plus que le photographe.
C'est donc plutôt les infographiste qui ont un sang d'encre à se faire.

@gilles:
Je ne suis pas complètement d'accord avec toi:
aujourd'hui les réflex sont encore clairement orientés photo de par leur prise en main (essai de tenir pendant 5 minutes ton boitier sans trop bouger pour filmer, tu comprendra vite qu'il n'est pas conçu pour ça)
Ensuite la vidéo depuis que l'on est en HD est très pratique ... pour prendre des photos!
Je m'explique, tu est dans un concert, il est très dur de prendre la bonne photo au bon moment.
La solution toute simple est que tu ne prend plus de photos!, tu film en HD et tu retire ta photo du film.

En 1080p/24 il y a toujours une masse énorme d'image de haute qualité à sortir et qui sont imprimable en A4 sans problème!

De mon point de vue le mode vidéo sur compact est pratique dans une utilisation familiale, mais sur un réflex est un mode rafale de rêve.
(Il permet en plus de s'affranchir des boitiers très haut de gamme avec des "mitraillettes" en rafale. Le boitier moyenne gamme dispose déjà de mieux, mais nécessite un peu plus de logiciel.

Pour ta remarque sur le choix pour un débutant:
Il ne faut pas oublier que le conseille que tu donne est vieux de plus de 20 ans (sans mesquinerie). Depuis les objectif ont fait plusieurs vraie révolutions!
Les objectifs des kits réflex ou embarqué sur les bridges sont très loin devant leurs équivalents de l'époque (les objectifs kit).
Aujourd'hui personne n'as à rougir d'utiliser l'objectif kit, ces qualités sont réels.
La grande différence par rapport a un objectif de gamme au dessus est bien souvent l'ouverture (et encore) mais surtout les matériaux utilisé pour le fut de l'objectif.
Ex Nikon:
mon 18-200mm (f3.5/5.6) kit (900€ environ) dispose d'un fut en composite plastique et d'un minimum de lentille en verre (pour des raison de poids).
Le 18-55mm (f2.8) (1800€ environ)
le fut est en métal, les bagues également, les lentille sont toutes en verres (sauf surement le groupe de mise au point).

Enfin pour les motorisations:
Il est bon de ce rappeler que les motorisations ultrasonique n'ont pas que des avantages:
Serte elle sont rapide et silencieuse (pour les humain) mains ne peuvent déplacer de grosse charge comme des groupe optique en verre.
Ces inconvénient n'existe pas avec les motorisation standard dans le boitier.
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Par Ewi , le Lundi 02 Novembre 2009, 14:36

@xavier

"Ensuite la vidéo depuis que l'on est en HD est très pratique ... pour prendre des photos!
Je m'explique, tu est dans un concert, il est très dur de prendre la bonne photo au bon moment.
La solution toute simple est que tu ne prend plus de photos!, tu film en HD et tu retire ta photo du film."

on n'est donc plus du tout sur de la photographie.
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Par Gilles , le Mercredi 04 Novembre 2009, 09:42

De Gilles le 4 novembre 2009

D'une façon générale, je constate des erreurs de compréhensions du sens de mes propos...

@Benoit : La remarque sur la pérennité ne s'applique qu'à LEICA compte tenu de son prix et de son histoire : on gardait un M pendant des années et le M8 a clairement déçu et son prix est en chute libre. Un LEICA à 4 000 euros dépassé aussi vite que les autres, c'est un mythe qui tombe.

Tu parles d'excellence dans un post mais trouves normal que le M8 ne l'aie pas été ? Contradiction coûteuse pour certains.

Bon, tu es trop rapide dans ton texte pour que je comprenne le sens de "périphérique informatique"à propos du M8...

Il semble que tu considère que seule le résultat compte (tous moyens confondus) mais d'un autre côté tu prends en compte le rapport qualité/prix : Chez LEICA le rapport qualité/prix n'est sans doute pas au rendez-vous malgré la débauche de 'moyens' et de technologies employées.

@Benoit sur le 4/3 : J'ai peut-être basé mon avis sur une seule remarque négative, je vais relire le post de ton chat.

@Xavier : Je n'ai jamais pensé que la vidéo sur reflex était une bonne idée au contraire, il y avait de l'ironie dans ma remarque !!!

Quand à contourner la fonction pour en tirer une bonne image, c'est tiré par les cheveux mais pourquoi pas. Il existe pourtant un CASIO Bridge je crois, décliné depuis, qui faisait du 600 images secondes...

Ensuite, personne n'a dit que les objectifs d'entrée de gamme étaient tous très mauvais mais ils sont bien évidemment au-dessous des autres et la question qui se posait intégrait l'élément fiabilité et pérennité de l'investissement.

Quand aux objectifs d'il y a 20 ans, non autofocus, surtout en focales fixes, je crois qu'ils n'auraient pas à rougir devant les standard actuels : on y trouvait de beaux 50mm ouvrant à 1,4 qui ne quittaient jamais l'appareil et que certains utilisent encore sur des numériques. La remarque est vraie pour les zoom qui ont pris une grande place depuis mais pas pour les focales fixes à mon avis.

Personnellement je suis un CANONISTE, j'ai eu à la fois un EF-S 18-55 IS qui a eu une bonne critique pour son rapport qualité prix et un EF 17-40 : outre l'ouverture fixe, la différence en terme de distorsion est énorme. La qualité de fabrication est un plus (investissement sur le long terme, fiabilité, confort, temps à ne pas retoucher,...).

Réduire aux seuls matériaux serait une erreur qu'un simple test confirme.

La motorisation externe ne concerne pas les objectifs CANON qui n'ont jamais utilisé ce système...
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