La station Princesse Elisabeth a été inaugurée ce week-end. Elle assure un cran de visibilité (et sans doute d'efficacité) supplémentaire à la recherche belge en Antarctique avec une approche révolutionnaire puisque la station est à impact zéro, c'est-à-dire qu'elle n'aura qu'un impact insignifiant sur l'environnement. Toute l'énergie nécessaire est produite sur place, de manière propre, à l'aide d'éoliennes et de panneaux solaires, son utilisation est optimisée par logiciel, les déchets seront recyclés bien entendu et la station fonctionne sur le principe d'une maison passive !
C'est fascinant parce que l'impact zéro est, j'en suis convaincu, l'objectif que nous devrons bientôt poursuivre sous nos latitudes également. Malgré les progrès réalisés en matière d'isolation et autres, l'idée d'un impact minimum ne fait que lentement son chemin dans les esprits. Or, en démontrant la viabilité de ces principes sous le climat le plus rude, je crois que la station Princesse Elisabeth contribuera aussi à valider ces principes. Qui peut le plus, peut le moins.
La Belgique a une tradition de recherche en Antarctique qui remonte au XIXe siècle, avec l'expédition du Belgica, la première expédition à avoir hiverné sur place.
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