Réflexion sur le coaching

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Réflexion sur le coaching

En éditant l'interview de Marcus Bell, où il souligne l'importance d'un coaching pour dépasser ses limites (ce en quoi il a tout à fait raison) je n'ai pas pû m'empêcher de me faire la réflexion suivante :

On passe une bonne partie de notre vie à l'école où l'on apprend à donner la bonne réponse, à suivre le bon raisonnement, à fermer sa grande g* quand le prof dit une connerie (j'avoue, j'avais du mal), à réfléchir avant de parler, bref à rentrer dans le rang... est-ce qu'il faut passer le reste de notre vie avec coach et consultant pour apprendre à redevenir soi même ?

Par Benoît Marchal, le Jeudi 9 Juillet 2009
Dans : Hors catégorie

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Réflexions sur l'enseignement
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1/Un des rôles fondamentaux de l'école est justement d'apprendre à devenir soi même (au contraire de ce que tu sous entends). Du moins je conçois le métier ainsi.
En tant qu'élève j'étais plutôt sage, travailleur et je fermais ma grande g* quand le prof disait une connerie: bien dans le rang quoi.
Depuis quelques années je suis de l'autre côté du miroir et je vois régulièrement des élèves de ce type : quelle fadeur !
Ce ne sont pas eux qui font vivre et avancer la classe, on préfère rapidement les vraies personnalités, les interventions frondeuses de ceux ayant des aspérités, qui osent donner leurs opinions et idées et/ou qui osent pointer les limites.
Je rappelle souvent à mes élèves : "non je ne sais pas tout, oui je fais des erreurs" etc.
Au fond ils le savent bien mais n'osent pas le dire tout haut (du moins au départ car ensuite ils ne s'en privent pas, et c'est tant mieux).
Rien de plus ch* qu'un élève qui donne toujours la bonne réponse et qui répond toujours aux attentes supposées du système.

2/Je n'apprends pas aux élèves à "donner la bonne réponse", j'essaye de leur apprendre à chercher (et trouver si possible) une réponse.
Je n'apprends pas aux élèves "à suivre le bon raisonnement", j'essaye de leur apprendre à raisonner.
Il est vrai que malheureusement les programmes officiels de l'Education Nationale vont plutôt dans le sens que tu dis Benoît mais c'est une vision bien archaïque de l'école.
La liberté pédagogique des enseignants n'est pas remise en question (pour le moment...) et tout dépend bien entendu de la personne que les élèves ont en face d'eux.
Je ne crois pas du tout au formatage par l'école, ou alors il est seulement de façade. On travaille sur de l'humain, c'est bien plus complexe.
Il s'agit aussi d'un jeu de rôles, l'un jouant l'élève, l'autre l'enseignant. Chacun s'en tenant généralement à son statut, avec des attentes plus ou moins attendues, ou plutôt supposées attendues. Mais personne n'est dupe et les masques tombent régulièrement. Donc de là à dire qu'il faudrait "passer le reste de notre vie avec coach et consultant pour apprendre à redevenir soi même" il y a un monde. L'élève joue un rôle d'élève, et il le sait: il n'est pas formaté. Sitôt sorti du contexte il redevient lui même comme un acteur quittant la scène. On peut le regretter, ou pas, ça a ses limites, mais ça fonctionne assez bien finalement.
Par Lightroomreg le Vendredi 10 Juillet 2009 at 12:48 MATIN
Une réflexion brute de forme, par nature, est plus dans la caricature que dans la nuance.
J'avais évidement en tête les exemples les plus caricaturaux de profs et de coachs mais il n'empêche, si tu as l'occasion de suivre les deux, tu seras peut-être étonné de voir à quel point certaines valeurs sont diamétralement opposées.
Par Benoît Marchal le Vendredi 10 Juillet 2009 at 09:20 MATIN
Quelle triste vision de l'école, Benoît... penser cela quand on est adolescent au lycée, passe encore, mais ne pas prendre un minimum de recul par la suite, c'est dommage.
Par Pegomas le Mardi 14 Juillet 2009 at 11:38 MATIN
Ce qui est amusant, Pegomas, c'est que ce n'est pas du tout le genre de réflexion que je me serais fait pendant mes études.
C'est vraiment ce contraste... que je n'ai constaté qu'avec un certain recul et quelques expériences récentes (notamment l'incubation l'an passé) qui amène ces réflexions.
Mais je lis que ce n'est pas le recul que tu aurais aimer trouver grin
Par Benoît Marchal le Mardi 14 Juillet 2009 at 01:13 APRES MIDI

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