
La photo numérique a apporté de nouvelles habitudes et surtout de la facilité au photographe : visualisation sur l'écran, réglages en direct sur le liveview (balance des blancs, profondeur de champ...), répétition des essais et des prises de vues... à volonté ou presque.
Toutefois, après mes 7 années de numérique, je me suis aperçue, comme vous peut-être, que j'engrangeais un nombre très important d'images, remplissant les cartes mémoire à la capacité toujours plus grande et mes disques durs de sauvegarde. Lorsque j'ai fait la transition de ma photothèque principale d'Aperture 2 à Aperture 3, j'ai constaté qu'elle faisait (avec l'ensemble des éléments qui la composent) près de 230 go ! Chaque année, le nombre de photos que je prends augmente : de 1000 la première année, j'ai atteint les 10000 en 2009 !
Et j'ai beaucoup de mal à trier et à jeter.
Aussi, depuis quelques temps, j'ai pris la décision de moins déclencher, de mieux réfléchir à ce que je veux prendre, à savourer davantage la prise de vue : donc j'ai essayé de trier à la source.
Je suis pour cela parfois bien aidée par l'autonomie un peu faiblarde de mon Sigma DP2 qui m'autorise de 70 à 80 photos pour une seule charge. De plus, cet appareil vous incite à de la photographie plus posée (j'en parlerai dans un prochain billet) ; bref, il m'a appris à prendre plus le temps.
Pour mon réflex, l'autonomie est excellente (j'ai un grip avec deux batteries mais il me sert surtout pour une meilleure tenue en main en mode portrait) et j'utilisais jusqu'à présent une carte de 4 go - les Raw de l'Olympus étant plutôt de petite taille, j'en avais pour 260 prises.
J'ai donc décidé de ne prendre qu'une seule carte de 1 go pour chaque sortie ou évènement : je me retrouve donc avec un potentiel maximal de 70 à 80 photos.
Ensuite, pour développer toujours mon expérience photographique, j'ai ajouté une autre difficulté : n'utiliser qu'un seul objectif à focale fixe.
Et me voici au Carnaval de Bordeaux, avec mon réflex affublé de son 50mm (focale de 100mm en équivalent 24x36) choisissant soigneusement mes sujets, prenant le temps et repérant les bons endroits.
J'ai donc couvert l'événement (3h) en 72 photos.
J'ai tiré de cette expérience les enseignements suivants :
Et puis je l'avoue, ce type de challenge donne un peu de sel à ma pratique photographique, "l'inconfort" procuré me demandant d'être plus exigeante finalement.
Vous pouvez retrouver les photos sélectionnées de mon petit reportage carnavalesque ici.
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D'ou l'obligation de s'appliquer à la prise de vues et de réfléchir à plusieurs fois avant d'appuyer sur le petit bouton magique !
une façon de faire des photos qui demandais d'être très exigeants lors la prise de vues !
Et c'est ce que je reproche un peu aujourd'hui à certain de mes "jeunes" confrère et ami photographe. C'est à dire compenser ce manque d'exigence lors de la prise de vues (Composition, lumière, cadrage..) par tous les artifice que peuvent proposer aujourd'hui tous les logiciels de retouches !
Par contre, pour réponde à Benoit, je ne peux pas faire un reportage photos "A moitié". Si je part sur un événements avec un appareil photos, c'est pour faire des photos ! Sinon je ne le prend pas ! Ma copine me dit même, c'est fou comme tu n'est pas le même avec l'appareil autour du cou.. !
Cordialement,
Gérald Géronimi