Nos manuels scolaires sont pathétiques

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Nos manuels scolaires sont pathétiques

Rentrée des classes aujourd'hui. Quelques jours encore avant la rentrée de Déclencheur et j'en profite pour une note plus personnelle.

En ce 1er septembre, les responsables de la communauté française de Belgique l'ont promis, ils vont lutter contre l'échec scolaire. Au menu cette année, faire baisser le redoublement.

Ma fille entre en deuxième primaire et nous avons découvert (avec surprise) qu'une de ses copines avait doublé sa première. Six ans, ça paraît jeune pour être ainsi mise en échec effectivement. Il n'empêche que je ne suis pas convaincu que les mesures annoncées (encadrement plus personnalisé, etc.) seront efficaces parce qu'on annonce les mêmes tous les ans sans beaucoup de résultat.

A mes yeux le problème est clairement ailleurs.

A commencer par les programmes et les manuels scolaires. Les manuels (de ma fille et d'autres enfants de la famille) sont absolument pathétiques. Pour les enfants d'une génération de l'image, pour des enfants qui, à la maison, lisent sur iPad, manipulent l'ordinateur et pratiquent le jeu vidéo, ces manuels sont vieillots et laids. La mise en page, les illustrations, tout sent la naphtaline.

La faute à un marché trop petit. On peut argumenter que les coûts de production ont baissé, c'est exact, mais si le marché local n'est pas capable de soutenir la production de manuels modernes, je pense qu'il faut en tirer les conclusions logiques et y remédier.

Je comprends l'intérêt de manuels scolaires belges pour les matières avec une forte composante culturelle locale comme l'histoire ou la géographie mais le français ? Les mathématiques ? Les sciences ? Pourquoi avoir besoin d'un programme (et donc de manuels) spécifique à la communauté française de Belgique ? On pouvait sans doute le justifier il y a 50 ans, avant l'Europe, quand l'enseignement était moins technique mais aujourd'hui je crains que cela ne pénalise nos enfants.

Ou plutôt je le constate : ma fille adore lire mais elle préfère une présentation moderne à son manuel vieillot.

La solution est simple, en adoptant (hormis pour l'histoire et la géographie) les programmes d'autres pays (on pourrait même piocher dans les manuels des pays où l'échec scolaire est moindre), il suffirait d'adapter ces manuels larges pour offrir à nos enfants des outils de travail de qualité.

A prix constant, une adaptation des manuels de mathématiques britanniques (par exemple) permettrait de proposer à nos enfants des outils d'étude conçus pour leur époque. A prix égal ? Bien entendu, cela coûte bien moins cher d'adapter une œuvre existante plutôt que d'en écrire une nouvelle. On pourrait sans doute même dégager des moyens pour les matières où l'édition locale a une vraie valeur ajoutée : histoire et géographie.

Je pense que la lutte contre l'échec est à ce prix : si l'outil est moderne et agréable, on travaille mieux.

Par Benoît Marchal, le Jeudi 1 Septembre 2011
Dans : Vie hors ligne | Vu, lu, entendu | Amazon Kindle

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En Belgique, je ne sais pas, mais en tout cas en France l'école n'est pas obligatoire, heureusement !
Par André Vaillot le Vendredi 2 Septembre 2011 at 01:45 APRES MIDI
J'ai deux enfants: une fille qui commence sa troisieme secondaire et un fils qui entame sa premiere secondaire et je fais le meme constat. C'est d'autant plus frappant qu'ils ont pu suivre 3 annees d'enseignement dans le systeme de l'ecole publique aux Etats-Unis. L'outil informatique etait utilise au quotidien: un ordi Mac pour 2 eleves, utilisation des logiciels libres (Open Office) et stockage des donnees sur Google doc et publication de certaines lecons sur iTunes... Je parle bien de l'ecole publique, pas du prive!
Par Kyung Fizaine le Lundi 5 Septembre 2011 at 08:48 APRES MIDI
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