De l’importance d’un casque de contrôle

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De l’importance d’un casque de contrôle

De l’importance d’un casque de contrôle

Je n'ai pas encore abordé les casques de contrôle dans cette série de notes sur le matériel utilisé pour la production des émissions. Pourtant c'est vraiment un outil indispensable. Il est souvent ignoré des débutants mais il est aussi indispensable que le micro ou l'enregistreur.

Vous avez sans doute remarqué que dans les studios, qu'il s'agisse de radio ou de production musicale, le port du casque est très courant. En effet, les micros n'entendent pas comme nos oreilles aussi il n'est pas possible de se fier à notre ouïe seule pour vérifier l'enregistrement, il faut impérativement écouter le son venant de l'enregistreur... d'où le casque. Sans casque, vous risquez un enregistrement inutilisable ce qui représente, dans le meilleur des cas, une perte de temps puisqu'il faut alors ré-enregistrer.

Le casque permet de vérifier l'absence de bruits de fond gênants comme les climatisations, les bruits d'ordinateur, le trafic routier, des travaux, etc. L'oreille va avoir tendance à ignorer ces bruits mais le micro les capturera avec précision... et ils seront gênants à l'écoute de l'enregistrement. Il est parfois possible de les atténuer en post-production mais c'est long et coûteux. Il est bien plus simple de supprimer ces bruits gênants dès l'enregistrement, par exemple en éteignant la climatisation. S'il n'est pas possible de les supprimer, on cherchera à les réduire en déplaçant le micro.

Il en va de même des bruits de manipulation, comme un câble qui frotte contre le micro ou une bague qui cogne une table. Il est facile de les éliminer à la prise de son (il m'est déjà arrivé de demander à mes interlocuteurs d'ôter une bague pendant l'enregistrement) et cela fait gagner des heures en post-production !

Le casque permet également d'apprécier les variations de niveaux et de tons. En s'éloignant ou en se rapprochant du micro, le volume et la tonalité de la voix changent. Utilisé à bon escient, c'est un effet agréable mais dans une conversation c'est gênant quand les variations sont trop importantes. Or il est difficile voire impossible de juger de ces variations sans casque. C'est d'ailleurs une des raisons pour lesquelles je demande à mes invités de porter un casque : quand ils s'éloignent, ils l'entendent dans le casque et, très naturellement, se rapprochent du micro. Cela m'évite d'avoir à leur faire de grands signes !

Comme casque de contrôle, il est essentiel de choisir soit un casque fermé, soit des écouteurs intra auriculaires fermés, c'est-à-dire une solution qui isole des bruits extérieurs. Et ceci pour deux raisons. D'abord, parce qu'il faut absolument éviter que le micro ne puisse capter le son provenant du casque. Si le micro capte le son, vous risquez un larsen, ce son aigu très déplaisant. Ne négligez pas le risque, un larsen peut endommager gravement l'ouïe en provoquant des acouphènes (entre autres). Ne jouez pas avec votre santé et assurez-vous que, lorsque vous le portez, le casque ne laisse sortir aucun son à un volume d'écoute confortable.

Ensuite, par définition, vous voulez entendre ce que le micro enregistre et non pas directement les bruits extérieurs. L'isolation aide donc à mieux évaluer les problèmes lors de l'enregistrement.

Un casque fermé ne coûte pas nécessairement très cher. Thomann liste plusieurs modèles à moins de 20 euros. Bien entendu les modèles les plus chers sont les plus fidèles, allant jusqu'à une qualité hi-fi... ce qui n'est pas indispensable pour vérifier une interview. Choisissez par contre un casque confortable c'est-à-dire pas trop lourd et ne serrant pas trop la tête puisque vous risquez de le porter longtemps ! Vérifiez également l'efficacité de l'isolation sonore (là aussi les plus chers sont meilleurs). Et si vous vous déplacez, préférez un modèle pas trop encombrant et solide.

Pour info, j'utilise deux casques de contrôle : le Beyer Dynamic DT150 et le Sennheiser HD-25 II.

Photo : copyright 2007, Gérald Géronimi/Pixel13, utilisée avec permission.

Par Benoît Marchal, le Mercredi 18 Mars 2009
Dans : Production | Materiel-production | Accessoires

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Bonjour,

C'est extrêmement juste, dans le style vieux truc indestructible j'utilise (pour la musique) un antique Beyer DT150 qu'on doit encore se trouver, qui est indestructible, donne un look de pilote d'hélicoptère, qui est d'un confort rare et d'une qualité épatante (et provient d'ailleurs de chez Thomann smile )
Par Luc le Mercredi 18 Mars 2009 at 02:27 APRES MIDI
Sinon, à moindre frais, on peut prendre un casque anti-bruit de chantier et mettre ses écouteurs type iphone avec le casque par dessus.
Isolation du bruit garantie.

Par contre, c'est pas la classe, alors c'est pour si vous êtes tout seul.
Par Maxime le Dimanche 19 Décembre 2010 at 11:28 MATIN
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