Et pourquoi pas un Fotolia associatif ?

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Et pourquoi pas un Fotolia associatif ?

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Et pourquoi pas un Fotolia associatif ?

Si vous suivez les blogs et les forums photo, vous n’avez pas manqué de lire les plaintes nombreuses contre Fotolia. Les plaintes se sont intensifiées avant les vacances mais globalement il s’agit plutôt de regretter le bon vieux temps (tout changement est difficile, je le sais) que de chercher à se grouper pour réagir. Et je crois que c’est une erreur : se plaindre c’est bien mais face au côté pratique pour les clients de la vente en ligne, il est illusoire d’espérer que des plaintes feront plus que retarder l’échéance de quelques mois.

Donc la question que je me pose c’est “mais pourquoi l’UPC (ou d’autres groupements pro) ne fait rien ?”

J’ai une petite idée évidemment. Je travaille pour le Conseil Supérieur de l’Ordre des Experts-Comptables sur une mission de ce type (fédérer des projets informatiques indépendants) et donc je mesure très bien la difficulté qu’il y a à fédérer des personnes autour d’un tel projet. C’est énorme, très difficile à mettre en place mais c’est parce qu’ils ont réussi ce coup-là que les experts-comptables gardent une légitimité au XXIe.

Pour en avoir le coeur net, j’ai donc envoyé un email à Christophe Mazet qui m’a expliqué qu’il serait impossible d’avoir une réponse de l’UPC pendant les vacances mais que, sa réaction personnelle, à chaud était le doute. “Je ne suis pas sûr que ce genre de site soit rentable… surtout pour les photographes pro ! de plus j’ai un ex-élève qui a créé son site avec mise en vente en ligne de divers bons photographes… il ne peut pas en vivre et cela lui prend beaucoup de temps.”

Ben oui… pour un photographe isolé le projet sera difficile à rentabiliser, c’est précisément mon propos. Mais en combinant les efforts, si tant est que cela est possible, alors les espoirs sont permis. Et si ce n’est pas possible, alors il faut accepter de s’en remettre à Fotolia.

D’autres notes sur cette thématique : Le photographe, la téléphoniste et le comptable, La photo et la Ford T et Réflexions sur la photographie.

Photo : Kevin Russ (iStockPhoto)

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Par Benoît Marchal, le Lundi 18 Août 2008
Dans : La photo | Vie en ligne

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En photojournalisme, les regroupements et les solutions de banques d'images en ligne existent déjà depuis longtemps et permettent à des photographes de vendre des images directement.

Pour citer en France : http://www.fedephoto.com/fotoweb/ et http://picturetank.com/

Les solutions qui existent, venant des USA, sont par exemple, le très connu Digital Rail Road : http://www.digitalrailroad.net/ et l'autre PhotoShelter http://psc.photoshelter.com/

Des agences/collectifs françaises comme Riva Press ou IP3 Press (chercher sur google) utilisent Digital Rail Road par exemple. Moyennant une somme (environ 30 euros par mois) a accès à une banque d'image, on contrôle le prix de ses images, tout les revenus nous reviennent.
Par Pierre Morel le Lundi 18 Août 2008 at 04:42 APRES MIDI
Merci pour ces liens !
Comme tu le notes toutefois ce n'est pas vraiment le même public, ces services en ligne s'adresse vraiment à des publics presse tant en terme d'interface (il faut téléphoner pour s'inscrire à un d'entre eux !) qu'en terme de visibilité public.
J'avais plutôt en tête un service s'adressant au grand public, pour la bureautique, ce qui est (à mon humble avis) plus proche de la cible Fotolia que ces sites.
Par Benoît Marchal le Lundi 25 Août 2008 at 06:33 APRES MIDI
Bonjour Benoît

La question peut se poser... Néanmoins ce n'est pas Fotolia qui est visé mais le modèle économique qu'il utilise. Et c'est sur ce point que se basent toutes les critiques (ou en tout cas la majorité) que l'on trouve actuellement sur le net.

Les microstocks ne vendent finalement pas des droits d'usages mais quelque part le service de mise à disposition des images : plus le fichier est "gros", puis ça coûte. Aucune corrélation avec le contenu dudit fichier ni de l'utilisation qui en sera faite derrière.

Or, ce modèle, s'il est adapté au marché du logiciel (voir paragraphe suivant), ne l'est certainement pas à la photographie d'illustration, qui DOIT être payée par l'UTILISATION qui est faite de l'image et non pour la mise à disposition de l'image.

Parenthèse sur le logiciel : c'est au au sens très large du terme que je l'entends et je sais de quoi je parle, étant gérant d'agence web et travaillant quasi exclusivement avec des outils open source ! Gratuits ou non, ce sont les services qui tournent autour qui créent la richesse, pas le code qu'ils contiennent. Pour l'image c'est le contraire... ou ça devrait être le contraire !

Pour ma part je suis intimement persuadé que le problème des photographes (et des agences traditionnelles) a été de ne pas avoir pris le virage du web convenablement. Et ça continue (avec tous les portfolios en Flash qui naissent chaque jour : aucune visibilité, aucune accroche commerciale, utilisabilité zéro pour les éventuels acheteurs professionnels, etc.)

Finalement à l'heure actuelle le marché est scindé en deux sous-marchés : celui du web, qui par nature ne peut "coller" aux règles établies du marché traditionnel de l'illustration ; et ce marché traditionnel (presse, édition), dont les acteurs tendent à aller chercher sur l'autre, celui du web, les images là où elles coûtent le moins cher, mais aux dépends des lois établies qui sont de fait enfreintes (droits d'auteur, règles de cessions de droits, cessions forfaitaires, j'en passe et des meilleures)

Le problème n'est donc pas que dépendant de la forme de vente que doivent utiliser les photographes, il est plus profond que cela. Créer un Fotolia bis communautaire (ou en tout cas avec les mêmes tarifs) ne permettra PAS aux photographes d'illustration de survivre.

J'aime rappeler (en toute humilité) que les 250 photos nature de mon site génèrent 1200 à 1800 visites/jour et me permettent d'engranger environ 8000€/an de cessions de droits (uniquement avec les cessions suite à prises de contact par le web...) : le ratio avec certains acteurs encensés par les afficionados de la vente en volume à prix discount est bien loin de ce qu'il est donc possible de réaliser, et je suis évidemment persuadé que je suis très loin d'avoir atteint l'efficacité maximale, n'ayant même pas de barèmes en ligne et n'affichant pas clairement que les images (ou plutôt leur utilisation) sont à vendre !

Donc pour moi : modèle Fotolia = modèle pas rentable.
Par Cédric GIRARD le Samedi 9 Mai 2009 at 11:48 MATIN
@Cédric : c'est parce que tu refuses de détacher Fotolia d'un modèle de gestion de droit que tu désapprouves.
J'ai réalisé assez tard que le titre paraissait provocateur pour certains. Je crois pourtant avoir clarifier dans le texte : ce que je vise c'est un site de vente de photos en ligne, convivial, facile d'utilisation et bien référencé.
Et là aujourd'hui, hors de Fotolia et surtout d'iStockPhoto, il n'y a pas grand chose. Et donc si ce critère de convivialité, de facilité d'achat, de référencement est important (mon hypothèse est qu'il est important), la profession laisse le marché a un acteur qui a choisit un modèle économique qui ne lui plaît pas.
Il aurait pourtant été possible de proposer les mêmes critères de convivialité, facilité, etc. avec un autre modèle économique.
Comme je l'explique dans le texte, dans mon expérience, le choix qu'à fait la profession photographique est suicidaire. Dans l'absolu je respecte le choix mais il faudra bien un jour ou l'autre en assumer les conséquences.
Par Benoît Marchal le Samedi 9 Mai 2009 at 01:02 APRES MIDI
Benoit, je peux te certifier que des projets sont en route sur ce type de site wink
Par Cédric GIRARD le Samedi 9 Mai 2009 at 01:36 APRES MIDI

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