Et pourquoi pas un Fotolia associatif ?

Disponible sur l'AppStore

Et pourquoi pas un Fotolia associatif ?

Page 1 sur les 2 pages de cette note  1 2 > 

Et pourquoi pas un Fotolia associatif ?

Pourquoi pas un site de vente de photos en ligne mais organisé autour de conditions acceptables pour la profession ?

Les professions composées majoritairement de travailleurs indépendants ou de petites entreprises souffrent de la numérisation de l'économie parce que peu d'individus ont, seuls, les reins assez solides pour mettre en place le site marchand qui aujourd'hui est devenu (ou est en passe de devenir) indispensable. En passe de devenir indispensable ? Les statistiques le montrent, même dans un milieu professionnel, les achats se font de plus en plus en ligne. Et je parle bien d'achat, pas de recherche de fournisseurs.

Bien entendu il est facile de construire un site individuel à l'aide d'un moteur de blog ou autre mais il s'agit souvent d'une plaquette publicitaire, de la vitrine en ligne d'une activité. Or les clients sont de moins en moins désireux de téléphoner ou de passer en boutique. Ils veulent le côté pratique d'acheter en ligne. Pour ma part, j'achète massivement sur Internet tout simplement parce que c'est plus pratique (et donc, par rapport à mes critères, le service est meilleur) que de me rendre en boutique. Je peux acheter à n'importe quelle heure, depuis n'importe où (or je suis régulièrement en déplacement) et c'est tout particulièrement vrai pour les biens électroniques, comme la musique en ligne sur l'iTunes Store, que l'on télécharge immédiatement.

Or un travailleur indépendant a rarement les reins solides pour gérer la vente de produits dématérialisés ou la capacité de gérer la logistique nécessaire. Et puis, souvent, il a choisit un métier qui le passionne aussi il préfère produire plutôt que de gérer une boutique en ligne.

Donc, toujours en regardant divers marchés, je vois deux cas de figure émerger : soit un acteur commercial crée le site demandé par les clients, pour cela il agrège les offres des différents travailleurs, soit un groupement professionnel crée un site fédérateur. Dans le premier cas, l'acteur commercial devient un incontournable au bout d'un temps, la profession en devient dépendante, or cet acteur n'a pas toujours les meilleurs intérêts des indépendants à coeur. Quand, au contraire, un groupement professionnel crée le site fédérateur, la profession garde la maîtrise de son destin.

Cette longue introduction pour dire que aujourd'hui, selon moi, la photo est à la croisée des chemins. Les deux grands sites de vente de photos (et la photo numérique est idéale pour la vente en ligne) sont iStockPhoto et Fotolia. Et, de façon prévisible, les photographes indépendants commencent à grogner sérieusement.

Page 1 sur les 2 pages de cette note  1 2 > 

Par Benoît Marchal, le Lundi 18 Août 2008
Dans : La photo | Vie en ligne

Votre actualité sur Déclencheur

Déclencheur partenaire de “La Photographie”
Déclencheur est maintenant partenaire de "La Photographie" sur Facebook. Le lieu de partage de photo convivial sur Facebook.

Nouvelle boutique plus conviviale
Achetez une émission, pendant un mois, elle sera déduite si vous passez à une adhésion trimestrielle ou annuelle. Essayez Déclencheur Gold !

Déclencheur Gold à partir de 3,75 euros/mois
Plus de trois fois plus de temps d'antenne, uniquement pour les membres Déclencheur Gold. Pourquoi s'en priver ?

En photojournalisme, les regroupements et les solutions de banques d'images en ligne existent déjà depuis longtemps et permettent à des photographes de vendre des images directement.

Pour citer en France : http://www.fedephoto.com/fotoweb/ et http://picturetank.com/

Les solutions qui existent, venant des USA, sont par exemple, le très connu Digital Rail Road : http://www.digitalrailroad.net/ et l'autre PhotoShelter http://psc.photoshelter.com/

Des agences/collectifs françaises comme Riva Press ou IP3 Press (chercher sur google) utilisent Digital Rail Road par exemple. Moyennant une somme (environ 30 euros par mois) a accès à une banque d'image, on contrôle le prix de ses images, tout les revenus nous reviennent.
Par Pierre Morel le Lundi 18 Août 2008 at 04:42 APRES MIDI
Merci pour ces liens !
Comme tu le notes toutefois ce n'est pas vraiment le même public, ces services en ligne s'adresse vraiment à des publics presse tant en terme d'interface (il faut téléphoner pour s'inscrire à un d'entre eux !) qu'en terme de visibilité public.
J'avais plutôt en tête un service s'adressant au grand public, pour la bureautique, ce qui est (à mon humble avis) plus proche de la cible Fotolia que ces sites.
Par Benoît Marchal le Lundi 25 Août 2008 at 06:33 APRES MIDI
Bonjour Benoît

La question peut se poser... Néanmoins ce n'est pas Fotolia qui est visé mais le modèle économique qu'il utilise. Et c'est sur ce point que se basent toutes les critiques (ou en tout cas la majorité) que l'on trouve actuellement sur le net.

Les microstocks ne vendent finalement pas des droits d'usages mais quelque part le service de mise à disposition des images : plus le fichier est "gros", puis ça coûte. Aucune corrélation avec le contenu dudit fichier ni de l'utilisation qui en sera faite derrière.

Or, ce modèle, s'il est adapté au marché du logiciel (voir paragraphe suivant), ne l'est certainement pas à la photographie d'illustration, qui DOIT être payée par l'UTILISATION qui est faite de l'image et non pour la mise à disposition de l'image.

Parenthèse sur le logiciel : c'est au au sens très large du terme que je l'entends et je sais de quoi je parle, étant gérant d'agence web et travaillant quasi exclusivement avec des outils open source ! Gratuits ou non, ce sont les services qui tournent autour qui créent la richesse, pas le code qu'ils contiennent. Pour l'image c'est le contraire... ou ça devrait être le contraire !

Pour ma part je suis intimement persuadé que le problème des photographes (et des agences traditionnelles) a été de ne pas avoir pris le virage du web convenablement. Et ça continue (avec tous les portfolios en Flash qui naissent chaque jour : aucune visibilité, aucune accroche commerciale, utilisabilité zéro pour les éventuels acheteurs professionnels, etc.)

Finalement à l'heure actuelle le marché est scindé en deux sous-marchés : celui du web, qui par nature ne peut "coller" aux règles établies du marché traditionnel de l'illustration ; et ce marché traditionnel (presse, édition), dont les acteurs tendent à aller chercher sur l'autre, celui du web, les images là où elles coûtent le moins cher, mais aux dépends des lois établies qui sont de fait enfreintes (droits d'auteur, règles de cessions de droits, cessions forfaitaires, j'en passe et des meilleures)

Le problème n'est donc pas que dépendant de la forme de vente que doivent utiliser les photographes, il est plus profond que cela. Créer un Fotolia bis communautaire (ou en tout cas avec les mêmes tarifs) ne permettra PAS aux photographes d'illustration de survivre.

J'aime rappeler (en toute humilité) que les 250 photos nature de mon site génèrent 1200 à 1800 visites/jour et me permettent d'engranger environ 8000€/an de cessions de droits (uniquement avec les cessions suite à prises de contact par le web...) : le ratio avec certains acteurs encensés par les afficionados de la vente en volume à prix discount est bien loin de ce qu'il est donc possible de réaliser, et je suis évidemment persuadé que je suis très loin d'avoir atteint l'efficacité maximale, n'ayant même pas de barèmes en ligne et n'affichant pas clairement que les images (ou plutôt leur utilisation) sont à vendre !

Donc pour moi : modèle Fotolia = modèle pas rentable.
Par Cédric GIRARD le Samedi 9 Mai 2009 at 11:48 MATIN
@Cédric : c'est parce que tu refuses de détacher Fotolia d'un modèle de gestion de droit que tu désapprouves.
J'ai réalisé assez tard que le titre paraissait provocateur pour certains. Je crois pourtant avoir clarifier dans le texte : ce que je vise c'est un site de vente de photos en ligne, convivial, facile d'utilisation et bien référencé.
Et là aujourd'hui, hors de Fotolia et surtout d'iStockPhoto, il n'y a pas grand chose. Et donc si ce critère de convivialité, de facilité d'achat, de référencement est important (mon hypothèse est qu'il est important), la profession laisse le marché a un acteur qui a choisit un modèle économique qui ne lui plaît pas.
Il aurait pourtant été possible de proposer les mêmes critères de convivialité, facilité, etc. avec un autre modèle économique.
Comme je l'explique dans le texte, dans mon expérience, le choix qu'à fait la profession photographique est suicidaire. Dans l'absolu je respecte le choix mais il faudra bien un jour ou l'autre en assumer les conséquences.
Par Benoît Marchal le Samedi 9 Mai 2009 at 01:02 APRES MIDI
Benoit, je peux te certifier que des projets sont en route sur ce type de site wink
Par Cédric GIRARD le Samedi 9 Mai 2009 at 01:36 APRES MIDI

Nom :

Courriel:

Ville:

Site web:

M'avertir par courriel d'autres commentaires

Anti-spam, saisissez le texte ci-dessous (astuce : pour l'éviter à l'avenir enregistrez-vous) :