MrSoul a laissé un commentaire fort critique mais bien argumenté du dernier épisode. Je veux d'abord le remercier pour ce commentaire parce, s'il n'est effectivement pas agréable à lire, j'imagine bien qu'il n'a pas été agréable à écrire non plus. Le commentaire soulève un certain nombre de questions sur le choix de thématiques, sur le choix des interlocuteurs. Des questions qui méritent d'être débattues et que, j'espère, nous aurons l'occasion de débattre.
Mais ce n'est pas le propos de cette note. Dans cette note, je veux réagir sur un terme parce qu'il est grave : publireportage. MrSoul considère l'épisode comme un publireportage et c'est faux. Je veux le dire avec force et clarté, notamment parce qu'il y a eu des abus récemment dans des blogs photo : il n'y a jamais eu de publireportage dans Déclencheur.
Un publireportage c'est d'abord une publicité, c'est-à-dire que c'est un contenu écrit, contrôlé et payé par un annonceur mais avec une particularité puisqu'il est présenté et mis en forme pour ressembler à un article ordinaire. Il y a tromperie sur la marchandise puisque, à la lecture du sujet, on pense avoir affaire au travail du blogueur habituel alors qu'il n'a pas écrit le sujet. Ce n'est pas le cas ici et ça n'a jamais été le cas : Kata n'a pas payé un centime pour la réalisation de l'épisode, Kata ne m'a dicté ni questions ni choix éditoriaux. Jamais Kata ne m'a demandé de publier quoi que ce soit sur la conférence de presse. L'épisode, comme d'habitude, est le résultat de mes choix, de mes goûts et de mes curiosités.
Il y a effectivement une publicité dans l'épisode, pour Eyrolles. Ce qui me permet d'illustrer la différence entre une publicité et une interview : nous avons reçu le texte d'Eyrolles et nous l'avons enregistré mot à mot, en échange de quoi Eyrolles a payé la réalisation du spot et sa diffusion. Toutefois, pour éviter toute confusion et ne pas sombrer dans le publireportage, nous avons utilisé tous les codes habituels de la radio avec des jingles marquant le début et la fin de la publicité. Nous avons également enregistré avec la voix de Pascale pour que, si vous ratez le jingle, vous ne croyiez pas avoir affaire à une interview. Un tapis musical marque également la différence. Enfin j'ai publié une annonce préalable à la diffusion.
Je sais que certains d'entre vous regrettent la présence de publicité. Nous en avons déjà débattu. MrSoul dans son commentaire trouve la publicité légitime donc je ne crois pas que le problème soit là.
Pour en revenir à l'interview, il est possible qu'il y ait eu des erreurs dans le choix du sujet ou de l'interlocuteur, que je me sois laissé aveugler par mon intérêt (réel) pour les sacs photo, par ma satisfaction des produits Kata achetés par ailleurs ou par une bonne relation avec Bogen en général et Chantal en particulier. C'est possible. Que ce ne soit pas l'épisode le plus passionnant de Déclencheur, c'est certain. Tout cela sont des critiques sur le sujet que j'accepte mais, et c'est important de l'écrire, il n'y a pas eu tromperie sur la nature de l'épisode : ce n'est pas une publicité déguisée, ce n'est pas un publireportage parce qu'il n'est ni téléguidé, ni payé par Kata.
Au contraire, il faut comprendre qu'assister à une conférence de presse a un coût et que, dans le budget rikiki de Déclencheur, ce coût n'est pas négligeable. D'abord je dois prendre le Thalys donc payer les tickets, ensuite ça représente une demi-journée où je ne travaille pas et enfin sur un plan familial je rentre trop tard que pour mettre ma fille au lit. Puisqu'il y a coût, c'est l'exact opposé d'une publicité ou d'un publireportage qui eux génèrent des profits ! Mais il est évident que, si je fais cet effort, c'est parce que la thématique m'intéresse et je pense donc qu'elle vous intéressera aussi. D'ailleurs je note, pour le même épisode, un autre commentaire qui lui aussi apprécie les conseils pratiques.
Il faut aussi savoir qu'on reçoit régulièrement chez Déclencheur des produits en test dont je ne vous parle jamais. Ce qui ne signifie pas d'ailleurs qu'ils soient mauvais, juste qu'ils ne m'intéressent pas. Pour prendre un exemple, en écrivant ces lignes, mon regard se perd sur la boîte de Capture NX2, offert par Nikon, un produit qui par ailleurs a très bonne réputation. Mais je continuer à écrire sur Lightroom parce que c'est le produit que j'utilise le plus et que j'apprécie. Le résultat de mes choix, de mes goûts et de mes curiosités encore.
Pour conclure, il m'est déjà arrivé de penser que Déclencheur souffre de ne pas avoir de rédaction. Une personne qui assume toutes les casquettes ça entraîne forcément des erreurs d'appréciation. Mais je me dis alors que le débat et les échanges que nous avons depuis le lancement de Déclencheur, par commentaires ou par emails, valent toutes les conférences de rédaction du monde.
Je souhaite maintenir ce débat vif mais serein et pour cela il est essentiel de vous rassurer sur le fait il n'y a jamais eu de publireportage sur Déclencheur. Voilà qui est fait.
Photo : Ronda Oliver.
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