Page 2 sur les 3 pages de cette note < 1 2 3 >

Par ailleurs l'amplitude des zooms augmentent, avec une qualité optique qui en pratique n'est pas une limitation par rapport aux objectifs fixes. Il devient donc raisonnable de se constituer une gamme optique polyvalente en seulement 2 ou 3 objectifs. A la limite on peut envisager un mégazoom et une optique spécialisée comme un objectif macro ou télé, selon ses sujets de prédilection. Ils suffiront à bien des photographes. Comme toujours, cela dépend des besoins et des exigences de chacun mais une gamme optique aussi étroite est réaliste aujourd'hui. On complétera utilement la sélection d'un objectif très lumineux, soit une focale normale, soit un petit grand angle mais, avec trois optiques, cela reste une gamme très limitée et donc relativement bon marché.
Je reviens un instant sur les objectifs 4/3 et Micro 4/3 parce qu'ils sont remarquables dans cette réflexion. D'abord il sont présentés comme respectant une norme mais on constate que les mises à jour de firmware se suivent à une cadence élevée pour assurer la compatibilité avec les nouveaux boîtiers (je parle bien du firmware de l'objectif, pas du boîtier). On peut me répondre qu'il s'agit des maladies de jeunesse d'une gamme encore naissante mais cela pose question pour l'avenir des optiques. Les fabricants cessent souvent les mises à jour à l'approche d'un renouvellement de produits, on peut donc s'attendre là aussi à des incompatibilités d'optiques à moyen terme.
Ensuite ces objectifs sont remarquables parce qu'ils sont liés à un boîtier très novateur (Lumix GF1) dont on peut espérer que d'autres marques s'inspireront... mais ce boîtier révèle également des demandes nouvelles comme l'autofocus à détection de visage ou la combinaison photo/vidéo qui contribuent à démoder très vite les optiques.
Oh, bien sûr, on me répondra que les incompatibilités sont relatives, qu'il s'agit plutôt de restrictions techniques "ça fonctionne mais on n'a plus accès à telle ou telle fonction." Certes mais on achète un boîtier moderne pour bénéficier des nouvelles fonctions, non ? Après tout, si je change de boîtier pour un autofocus plus performant... c'est précisément parce que je compte l'utiliser, l'autofocus.
On me répondra également, fort justement, qu'il y a un vrai plaisir à travailler avec ces optiques de légende et que cela vaut bien un petit sacrifice. C'est vrai mais alors on parle d'un plaisir de collectionneur et je remarque que, souvent, on double l'optique de légende d'une version moderne pour le travail au quotidien.
Il faut également comprendre que la compatibilité n'est pas neutre, c'est même une contrainte forte sur les nouveaux développements. Récemment Nikon, par exemple, livrait deux moteurs d'objectifs dans ses kits : un dans le boîtier pour assurer la compatibilité et un sur l'optique pour l'efficacité. Cela entraînait surcoût et surpoids, ce qui illustre une nouvelle fois le prix de la compatibilité. A un moment, il leur a bien fallu trancher... et c'est ce qu'ils ont fait en limitant la compatibilité dans les gammes grand public.
Déclencheur partenaire de “La Photographie”
Déclencheur est maintenant partenaire de "La Photographie" sur Facebook. Le lieu de partage de photo convivial sur Facebook.
Nouvelle boutique plus conviviale
Achetez une émission, pendant un mois, elle sera déduite si vous passez à une adhésion trimestrielle ou annuelle. Essayez Déclencheur Gold !
Déclencheur Gold à moins de 5 euros/mois
Plus de trois fois plus de temps d'antenne, uniquement pour les membres Déclencheur Gold. Pourquoi s'en priver ?
Si les constructeurs rentrent dans ce type de produits à péremption rapide (avec un coût) élevé, est-ce que les consommateurs suivront ?
A méditer : les réactions des vendeurs d'objectifs d'occasion sur les sites de petites annonces, qui se plaignent quand on leur annonce que le prix auquel ils souhaitent vendre est trop près du prix de l'objectif neuf.