Par Benoît Marchal, le Mardi 27 Octobre 2009, 16:09
Dans La photo, Accessoires photo

De la durée de vie des objectifs photo

De la durée de vie des objectifs photo

Traditionnellement, dans un système reflex, les objectifs survivaient aux boîtiers. C'est ainsi qu'on étale souvent la constitution d'une gamme optique sur 2 ou 3 boîtiers. Cela permet d'étaler les dépenses et de profiter au maximum de ses achats. On conseille d'ailleurs souvent aux photographes débutants d'acheter plutôt des optiques que du boîtier, c'est-à-dire d'allouer une plus grande part de leur budget à des optiques de grande qualité quitte à opter pour des boîtiers plus simples.

C'est le conseil que je continue d'ailleurs à répéter sans vraiment me poser de questions tant il est ancré dans la psyché des photographes... sauf que...

Sauf qu'aujourd'hui, la plupart des constructeurs vous le diront, la photo est dans une logique de périphériques informatiques, c'est-à-dire une logique d'évolution rapide et de renouvellement rapide des gammes. Ca touche essentiellement les boîtiers aujourd'hui mais il ne faudra sans doute pas longtemps avant que ça ne touche également les objectifs. Par exemple, il est assez vite apparu que les traitements de surface devaient être adaptés à la brillance des capteurs, nombre d'objectifs historiques, si ils se montent et fonctionnent, ne sont plus à leur optimum sur un boîtier numérique.

Ensuite il y a les optiques dites numériques, c'est-à-dire celles qui sont adaptées à des capteurs APS-C. Elles sont moins encombrantes (génial), souvent plus économiques mais, par définition, elles ne sont compatibles qu'avec une partie des boîtiers.

L'évolution de la motorisation a également entraîné pas mal de changement, principalement dans la gamme Nikon. Les optiques de conception plus anciennes (dont certaines sont encore au catalogue) ne sont pas compatibles avec la mesure de lumière ou l'autofocus de certains boîtiers vendus aujourd'hui. Canon est à l'abri sur ce plan, puisqu'il avait intégré les moteurs dans l'optique dès l'apparition de la monture EF mais Pentax pourrait être amené à la même situation à moyen terme.

Chez Olympus, l'apparition du Micro 4/3 rebat les cartes et nombre d'optiques, même très récentes, n'offrent qu'une compatibilité limitée avec le tout nouveau Pen ou le Lumix GF1 et ce malgré la mise à jour du firmware de ces optiques.

Par ailleurs l'amplitude des zooms augmentent, avec une qualité optique qui en pratique n'est pas une limitation par rapport aux objectifs fixes. Il devient donc raisonnable de se constituer une gamme optique polyvalente en seulement 2 ou 3 objectifs. A la limite on peut envisager un mégazoom et une optique spécialisée comme un objectif macro ou télé, selon ses sujets de prédilection. Ils suffiront à bien des photographes. Comme toujours, cela dépend des besoins et des exigences de chacun mais une gamme optique aussi étroite est réaliste aujourd'hui. On complétera utilement la sélection d'un objectif très lumineux, soit une focale normale, soit un petit grand angle mais, avec trois optiques, cela reste une gamme très limitée et donc relativement bon marché.

Je reviens un instant sur les objectifs 4/3 et Micro 4/3 parce qu'ils sont remarquables dans cette réflexion. D'abord il sont présentés comme respectant une norme mais on constate que les mises à jour de firmware se suivent à une cadence élevée pour assurer la compatibilité avec les nouveaux boîtiers (je parle bien du firmware de l'objectif, pas du boîtier). On peut me répondre qu'il s'agit des maladies de jeunesse d'une gamme encore naissante mais cela pose question pour l'avenir des optiques. Les fabricants cessent souvent les mises à jour à l'approche d'un renouvellement de produits, on peut donc s'attendre là aussi à des incompatibilités d'optiques à moyen terme.

Ensuite ces objectifs sont remarquables parce qu'ils sont liés à un boîtier très novateur (Lumix GF1) dont on peut espérer que d'autres marques s'inspireront... mais ce boîtier révèle également des demandes nouvelles comme l'autofocus à détection de visage ou la combinaison photo/vidéo qui contribuent à démoder très vite les optiques.

Oh, bien sûr, on me répondra que les incompatibilités sont relatives, qu'il s'agit plutôt de restrictions techniques "ça fonctionne mais on n'a plus accès à telle ou telle fonction." Certes mais on achète un boîtier moderne pour bénéficier des nouvelles fonctions, non ? Après tout, si je change de boîtier pour un autofocus plus performant... c'est précisément parce que je compte l'utiliser, l'autofocus.

On me répondra également, fort justement, qu'il y a un vrai plaisir à travailler avec ces optiques de légende et que cela vaut bien un petit sacrifice. C'est vrai mais alors on parle d'un plaisir de collectionneur et je remarque que, souvent, on double l'optique de légende d'une version moderne pour le travail au quotidien.

Il faut également comprendre que la compatibilité n'est pas neutre, c'est même une contrainte forte sur les nouveaux développements. Récemment Nikon, par exemple, livrait deux moteurs d'objectifs dans ses kits : un dans le boîtier pour assurer la compatibilité et un sur l'optique pour l'efficacité. Cela entraînait surcoût et surpoids, ce qui illustre une nouvelle fois le prix de la compatibilité. A un moment, il leur a bien fallu trancher... et c'est ce qu'ils ont fait en limitant la compatibilité dans les gammes grand public.

Or, pour en revenir à la question, c'est à dire est-il toujours raisonnable de se constituer une gamme optique sur la durée de vie de 2 ou 3 boîtiers, le marché de la photo a changé. En argentique, on conservait un boîtier 10, 20 ans, voire plus. Il était donc avantageux pour les fabricants d'assurer une bonne compatibilité des optiques nouvelles avec des boîtiers très anciens. Cela générait des ventes supplémentaires mais, en numérique, on renouvelle beaucoup plus vite les boîtiers... Quel est alors l'avantage, pour un fabricant, de maintenir une compatibilité parfaite à 20, 30 ou 40 ans dans sa gamme ? Pourquoi en subir les désagréments si cela ne se traduit pas par de nouvelles ventes ? On me répondra sans doute que le passionné... oui mais on parle alors de passionnés qui se tournent vers des boîtiers haut de gamme et qui sont prêts à payer fort cher la compatibilité.

Pour en revenir à la réflexion, je me demande si le basculement des boîtiers vers une logique de périphériques informatiques ne touche pas (ou ne touchera pas bientôt) également le reste de la chaîne. Si c'est le cas, il nous faudra sans doute revoir les habitudes d'achat. Certes il est toujours raisonnable d'acquérir de bonnes optiques et d'y consacrer une partie importante de son budget mais, faut-il toujours acheter un objectif en pensant l'utiliser sur plusieurs boîtiers ?

Dois-je réviser le conseil initial ? Dois-je continuer à conseiller à un débutant de réfléchir à une gamme optique dans une logique à long terme, sur plusieurs boîtiers ? Et, plus directement, je m'interroge sur ma dernière acquisition : le Lumix GF1 (oui, j'ai craqué). Depuis hier je suis l'heureux propriétaire d'un Lumix GF1 vendu en kit avec son pancake 20mm. J'ai très envie de le compléter d'un 45mm macro et d'un petit zoom (une gamme en trois objectifs donc) mais est-ce bien raisonnable vu le prix de l'objectif macro ? Surtout s'il n'est pas certain qu'elle survivra au Lumix GF1.

Il y a tellement d'inconnues sur un marché qui subit encore de profonds bouleversements que même certaines vieilles règles qu'on croyait gravées dans le marbre doivent être revues. Et depuis quelques semaines, il ne me paraît plus nécessairement hérétique de dire "si le prix est raisonnable, j'achète cette optique pour ce boîtier seulement," sans l'intégrer dans une logique d'achat à plus long terme.

Et vous ? Pensez-vous que la logique de périphériques informatiques touchera également les optiques ?

Photo : copyright 2008, Primary Picture

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Par JeMaGa (Rennes), le Mardi 27 Octobre 2009, 15:24

Est-ce que le prix n'est pas à prendre en compte. En effet, changer fréquemment le couple boitier/objectif(s), ça peut rapidement devenir ruineux. Déjà que se monter un ensemble d'optiques cohérentes, ça revient rapidement cher...

Si les constructeurs rentrent dans ce type de produits à péremption rapide (avec un coût) élevé, est-ce que les consommateurs suivront ?

A méditer : les réactions des vendeurs d'objectifs d'occasion sur les sites de petites annonces, qui se plaignent quand on leur annonce que le prix auquel ils souhaitent vendre est trop près du prix de l'objectif neuf.
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Par Fizmoo (Orléans), le Mardi 27 Octobre 2009, 17:06

Bonjour,

j'espère bien que les constructeurs ne suivront pas cette logique car si prend exemple sur Canon, un compromis sur trois optiques en prenant un boitier d'entré de gamme pourrait donner : un EOS 500D, un 17-40 F4L, un 70-200 F4L, un 50mm F1.4 soit un total de 2500 € environ tout de même. S'il faut renouveler l'ensemble à chaque fois, cela revient très vite cher. Sans compter un éventuel flash Cobra, un éventuel grip, des cartes mémoires, ....

... c'est mon banquier qui va être content !
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Par Ewi , le Mardi 27 Octobre 2009, 17:48

Merci pour cette article très intéressant.

il y a fort a parier que le consommateur "moyen" ne suivra pas cette démarche, trop cher pour un loisir. Pour le passionné, c'est une autre histoire mais combien hésite encore a passer au FF a cause de leur parc d'objectif??

cette politique entrainerait des saut encore plus important entre les renouvellement des boitiers. je change toute les 2 générations et j'ai toujours mes meme objectifs, si je devais tout changer(et rester dans la meme gamme), je me tournerai encore plus vers le marché de l'occasion, la ou les marques ne touche rien. .
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Par Benoît Marchal , le Mardi 27 Octobre 2009, 17:56

La question qui sous-tends cette note c'est bien de penser l'achat des objectifs comme des consommables. Adieu les belles optiques "L" donc.
Un exemple plus réaliste si on suit le raisonnement, Fizmoo, serait par exemple le EOS 500D, un Tamron 18-270mm et le Canon 50mm macro soit un total de 1400 euros. Un peu plus de la moitié de ton estimation.
Et c'est une question, j'espère que vous l'avez compris. Pas une affirmation péremptoire.
Oh, et à propos, c'est exactement ce que fait le consommateur "moyen" qui se contente souvent de l'objectif kit.
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Par Benoît Courty (Paris), le Mardi 27 Octobre 2009, 18:29

Intéressante réflexion... J'ai bien peur que tu ais raisons.
Chez Canon il y a le cas de la stabilisation qui s'améliore d'objectif en objectif...
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Par Mélina Barrals (Orléans), le Mardi 27 Octobre 2009, 20:30

Excellente réflexion, encore une fois.

Si jamais l'évolution que tu évoques se confirme, on va peut-être finir par voir les fabricants de matériel photo se mettre à proposer des offres similaires à celles des constructeurs automobiles : Location Longue Durée (LDD) et Location avec Option d'Achat (LOA).

Je vois d'ici le slogan : "renouvellement à neuf du contenu complet de votre sac photo tous les 18mois pour seulement 129,99€/mois(*)!"

(*) avec toutes les petites mentions illisibles/incompréhensibles habituelles.
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Par Sébastien MAGAUD (Valay (70)), le Mardi 27 Octobre 2009, 20:30

Il est interressant de lancer le débat sur cette question, mais même si la frénésie qui accompagne la sortie de certaines versions d'objectifs fait penser à ce qu'on peut connaître en informatique je reste plus nuancé que Benoit sur le constat.
En effet, et c'est surtout valable pour le monde des reflex, nous sommes arrivés à un niveau qualitatif tel que les performances des matériels dernier-cri permettent de réussir des clichés parfaits dans des environnements défavorables.
Or, contrairement à un ordinateur, un appareil photo est un outil qui a une fonction bien définie: prendre des photographies. Force est de reconnaître qu'aujourd'hui on approche du moment où l'évolution des caractéristiques des matériels (boitier et objectifs) ne sera plus nécessaire car le résultat "parfait" sera déjà atteint.
Cette tendance est déjà amorcée quand on voit les fabricants se précipiter sur les gadgets de type video/liveview/détection de sourire etc.... qui ne sont quoi qu'on en dise que des fonctions accessoires.
Pour résumer je pense que aujourd'hui encore plus qu'hier l'investissement dans le matériel photo pourra être envisagé avec l'assurance d'un achat pérenne.
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Par Benoît Marchal , le Mardi 27 Octobre 2009, 20:52

Merci Benoît et Mélina. Bonne remarque sur les stabilisateurs. Le matériel photo comme service... à creuser.
Sébastien... je crois que ça dépends évidement de ton approche photographique. Il est évident que si tu es satisfait avec le concept de reflex, s'il colle à ta démarche, l'achat est serein. Il est clair que le reflex, comme appareil photo pur (hors vidéo donc), atteint les limites de son évolution. J'utilise d'ailleurs toujours un D200 parce qu'il me semble qu'il tient toujours suffisament la rampe face aux nouveaux reflex pour ne pas justifier une dépense.
Mais si tu te met un instant dans ma peau, que tu acceptes l'hypothèse (ne serais-ce que pour la discussion) que leur design vieux de 50 ans n'est ni l'optimum dont je rêve, ni la plateforme d'avenir pour la photo... bref, si tu penses que la révolution numérique est seulement en train de commencer... tu comprendras mieux mes doutes.
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Par jeanmarcrocfort , le Mercredi 28 Octobre 2009, 10:46

Le problème de la rétro compatibilité en informatique est une réalité, et ton interrogation est légitime.
Toutefois, peut être à cause d'une lecture trop rapide, j'ai le sentiment que ton analyse est un peu brouillée par un élément.
Auparavant, il y avait LE univers des reflex, et il était donc légitime d'attendre de ses objectifs qu'ils suivent notre montée en gamme.
Aujourd'hui, cet univers a explosé en, au moins, 3 univers, micro 4/3 - petit capteur - grand capteur, dont aucun n'est compatible.
Une montée en gamme classique consiste donc maintenant à passer d'un univers à l'autre, avec son lot de renouvellement total de matériel.
Ton interrogation doit donc porter sur la rétro compatibilité à l'intérieur de chacun de ces univers, et non pas entre eux.
Mais ta vigilance reste légitime.
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Par Benoît Marchal , le Mercredi 28 Octobre 2009, 14:35

Remarque fort pertinente à intégrer dans l'analyse... quelque part on retrouve la situation argentique avec les reflex et les moyen formats, qui se destinaient à des usages différents... et n'avait pas de compatibilité.
Une triple particularité, néanmoins, de l'époque actuelle c'est que d'une part on découvre de nouvelles fonctions. La vidéo, par exemple, qui pose des contraintes nouvelles pour l'optique. D'autre part on a des développements nouveaux (la stabilisation comme le notais Benoit, par exemple). Enfin, et c'est important aussi, il y a des optiques meilleures marché qui deviennent utilisable donc, à budget +- égal, on peut se permettre de changer régulièrement.

PS : je suis pas 100% d'accord avec l'idée qu'un capteur plus grand correspond à une montée en gamme ceci étant dit. Comme le moyen format n'est pas automatiquement le haut de gamme du reflex argentique : ce sont des outils différents pour des besoins différents.
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Par xavier (Juan les pins), le Mercredi 28 Octobre 2009, 14:44

Bonjour,

En tant que "nouveau" venu dans le monde de la photo.
(utilisation plus quotidienne)
J'aimerais partager mon avis sur la gestion d'un parc photo.

Petite précision:
- je suis Nikoniste
- j'ai un pouvoir d'achat certain vis a vis de mes concitoyen.

Lors de l'achat de mon boitier, j'ai commencé par un constat similaire au marché des compacts:
tous les boitiers propose globalement la même chose avec des performances que seuls le prix distingue.

J'ai donc choisis mon boitier plus par rapport à la rupture technologique / date de mise sur le marché, que sur des critères purement technique.
(J'ai pris un D90)

Pour les objectifs, ce que tu oublis de prendre en compte dans ton article est le traitement informatique des photos.
Il y a 10 ans un parc d'objectif de qualité était nécessaire pour avoir des tirage de bonne qualité.

Aujourd'hui avoir un objectif kit est bien souvent plus que suffisent.
Par exemple le 18-200mm de Nikon est certe peut lumineux à 200mm (f5.6) mais sur un cliché peut bruité, n'importe quel logiciel de photo permet d'obtenir une photo comme si on avait une ouverture à f4 voir f3.5!

Et la profondeur de champ dispose également des outils nécessaire dans le logiciel.
(Avec en plus la possibilité de simuler un diaphragme de la forme et avec le nombre de segment que l'on désir).

Aujourd'hui une photo à plus besoins d'avoir une mise au point correcte que le reste des paramètres ajustable à volontés sur informatique.

Et pour les esprits chagrins vis à vis du recadrage (parfois conséquent) effectué, je ne poserai qu'une question:

Effectué vous si souvent des tirages ou visualisation grand format nécessitant la pleine résolution du capteur pour un rendu correct?

De mon sondage autour de moi, la réponse est non.
On regarde ce tirage essentiellement sur écran (en réduit) et les tirages papier excède très rarement le A4.
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Par Ewi , le Mercredi 28 Octobre 2009, 15:20

bonjour xavier

je ne partage pas du tout ton point de vue. Deja un objectif 2.8 ne sera jamais équivalant d'un 3.5+traitement. Ils sont la pour des usage différente et des utilisations différentes.

apres y a le coté personnel de ce que tu recherche lorsque tu fais des photos

je suis ingé informaticien et lorsque je fais de la photos, je n'ai pas envie de passer 3h sur mon ordi(en plus du taff) a retouché une photo qui au final sera plus l'œuvre d'un graphiste que d'un photographe. Je veux retranscrire ce que je vois et non pas "crée" a posteriori ce que j'aurai pu voir a travers mon appareil.

Oui il y a des tonnes de soft pour faire "comme" le rendu photo mais ce n'est plus vraiment de la photo.

je rejoins en parti jeanmarcrocfort sur la monté en gamme.
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Par jeanmarcrocfort , le Mercredi 28 Octobre 2009, 17:56

Pour la montée en gamme, je pensais surtout au ....poids !! Ah Ah !!
Bon aussi à l'argent, mais surtout à l'imaginaire !!
Il n'est que de voir le regard envieux des petits vers les gros, et le regard satisfait et condescendant des gros vis à vis de la plèbe !!
Bien sûr, nous qui sommes des êtres parfaitement rationnels tout cela n'a aucune influence sur nos choix... Nous ne sommes guidés que par une analyse parfaitement rationnelle de nos besoins... smile
A ce titre les 3 gammes vivrons leur vie en parallèle parce qu'elles répondent à des besoins différents, là-dessus je te rejoins totalement.
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Par Gilles , le Lundi 02 Novembre 2009, 11:38

De Gilles le 2 novembre 2009

Et le paramètre de la fidélisation de la clientèle !!??

Quand on a un parc d'objectifs CANON ou NIKON, on rachète un boitier de la marque. C'est sans doute ca qui a fait vivre et fait encore vivre les branches professionnelles des marques (photographes pro, agences de presses, institutionneles,...).

L'autre question est la fiabilité et la qualité de construction. Là, l'arrivée de l'électronique et du plastique n'est pas un bon présage et des IS lachent déjà...

Enfin, comment faire l'impasse sur la qualité même si l'on pense ne pas pouvoir garder l'objectif sur le long terme : les constructeurs ne fabriquent pas souvent deux qualités de fabrication avec la même qualité optique, les deux vont de pair...

La remarque de Benoît me semble basé sur un cas un peu particulier d'un standard lancé un peu vite...

Enfin, il y a une tendance à la pérennisation des appareils s'il l'on en croit les mises à jours du firmware de l'iPhone par exemple : passer d'une version à l'autre gratuitement, c'est rare...
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Par Benoît Marchal , le Lundi 02 Novembre 2009, 11:50

C'est l'argument marketing que tu nous sors là Gilles. Oui, Canon et Nikon aimerait beaucoup que nous continuions tous à penser cela.
En l'occurrence, la réflexion se place du point de vue du photographe. Ce discours marque était pertinent mais l'est-il toujours ? Pour tout le monde ? Je note des avis fort intéressants dans cette discussion.
La remarque sur la durée de vie du matériel est excellente.

Une question corollaire mais séparée, je vois beaucoup de gens qui souhaitent changer de marques plus librement. Est-ce qu'il n'y a pas une stratégie d'achat d'objectifs qui les libèrent de la contrainte entretenue par la marque ?
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Par Ewi , le Lundi 02 Novembre 2009, 11:59

@ Benoît

il n'y a pas que la marque qui pose des problèmes, combine d'entre nous on construit un parc d'objectif au format DX? et parmi eux, combien sont refroidie par l'idée de passer au FF a cause de ce parc?

et si demain Nikon abandonnai la monture F on ferait quoi?

est ce que les boitiers sont vendu a perte? (comme les consoles de jeu) et rentabilisé avec les objectif (comme les jeux vidéo)?
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Par PatrickLombaert , le Lundi 02 Novembre 2009, 12:51

Débat fort intéressant en effet. smile

En ce qui me concerne, je ne pense pas qu'une logique de périphériques informatiques puisse concerner tous les objectifs.

Elle n'est, selon moi, envisageable que pour quelques types d'objectifs bien spécifique :
- les zooms tout en un du type 18-200, tout simplement car les limites du range sont toujours étendues (on est passé de 200 à 250mm puis maintenant à 270mm).
- les objectifs d'entrée de gamme, vendus en kit. Mais ceux ci ne font qu'accompagner la vente d'un boitier. On peut ainsi voir ces optiques devenir motorisés (afin d'envisager le retrait de la motorisation boitier si ce n'est pas déjà fait).
- les objectifs qui seraient victimes d'un bid commercial en ce qui concerne le format ; par exemple, le format APS de Minolta. D'ailleurs, si j'ai confiance en l'avenir du micro 4/3, le 4/3 me laisse perplexe.

Pour les autres objectifs, je ne vois pas la consommation prendre le dessus : je vois mal comment des objectifs haut de gammes pourraient être renouvelés au rythme des boitiers. Mon 80-200/2.8 a ainsi 15 ans d'âge mais fonctionne toujours impeccablement ; et que dire de mon 100mm macro qui aura bientôt un quart du siècle et qui passe impeccablement sur les 24mp de mon capteur.
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Par Ewi , le Lundi 02 Novembre 2009, 13:50

@PatrickLombaert
"Mon 80-200/2.8 a ainsi 15 ans d'âge mais fonctionne toujours impeccablement"

oui mais, c'est une tendance qui diminue avec l'apparition des option comme les moteurs ultrasonique et les stabilisateurs. Ces éléments entrainent une plus grande fragilité des objos et je pense que les AF-S HSM et autre ne tiendrons pas le 1/4 de siècle...
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Par PatrickLombaert , le Lundi 02 Novembre 2009, 14:04

Très juste ! On peut en effet s'interroger sur les conséquences de la motorisation des objectifs sur leur longévité. On manque encore de recul sur ce point.
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Par Benoît Marchal , le Lundi 02 Novembre 2009, 14:16

"On peut en effet s'interroger sur les conséquences de la motorisation des objectifs sur leur longévité." d'où la question que je me pose, en final.
Faut-il continuer à les acheter comme s'ils allaient tenir 1/4 siècle ?
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Par PatrickLombaert , le Lundi 02 Novembre 2009, 14:25

Je pense, comme dit plus haut, que tout dépend de la gamme : si je m'achète un Zeiss 24-70/2.8 SSM ou un 24-70/2.8 L USM à plus de 1000 euros, c'est bien dans l'optique de le garder un quart de siècle bien que je ne sais pas du tout si il tiendra autant.

Par contre, si je m'achète un 50/1.8 tout plastique à 100/150 euros, ou un 18-55, il est évident que je ne m'imagine pas nécessairement garder ces objectifs un quart de siècle.

Il ne faut pas oublier qu'il y a plusieurs gamme d'objectifs et que justement, on ne parle pas de "montée en gamme" pour rien.
De nos jours, on achète un boitier entrée de gamme en kit avec un zoom transstadard tout plastique. Lorsqu'on "upgrade", on achète un zoom de meilleur qualité que l'on va/s'imagine garder plus longtemps amha.
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Par Ewi , le Lundi 02 Novembre 2009, 14:44

@PatrickLombaert

"Lorsqu'on "upgrade", on achète un zoom de meilleur qualité que l'on va/s'imagine garder plus longtemps amha."

et pourtant, je ne suis vraiment pas convaincue. C'est le raisonnement de beaucoup de "vieux" de la photo mais pas du tout de tout ceux qui sont arrivé avec le numérique et les Kit bon marché.
On veut du VR, du AF-S etc... bref on veut du gadget avant d'avoir vraiment la qualité ( a quoi sert le stabilisateur sur un 18-55mm?).
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