Cloverfield c'est ce film de monstre réalisé par J.J. Abrams. Il est tourné au poing, du point de vue d'un des protagonistes qui tient la caméra jusqu'à ce que le monstre le dévore. On a parlé à l'époque de film YouTube parce qu'il est construit comme ces mini-films que nous trouverions sur YouTube si un monstre frappait vraiment New York.
Les mouvements de caméra sont assez fidèles au genre mais il y a quand même deux différences entre Cloverfield et la plupart des films YouTube, trois différences si vous comptez l'énorme bête.
La bande son d'abord. Des dialogues parfaitement audibles, même au milieu des explosions, et des bruitages crédibles nous rappellent que la vidéo c'est au moins 50% de son.
Ensuite la qualité de l'image. Durant l'enregistrement du dernier Focus Ring, nous avons discuté de l'éclairage et de l'importance de ne pas se limiter au sujet mais de chercher la lumière. Ce qui m'a immédiatement fait penser à Cloverfield... parce que sous des dehors de film amateur, c'est la justesse de l'éclairage qui révèle une image hollywoodienne.
Je crois qu'il y a un leçon pour les photographes (et les vidéastes) amateurs... le sujet, la composition voire l'histoire sont importants, bien entendu, mais l'éclairage et la bande son ne le sont pas moins pour le plaisir du spectateur.
P.S. : Pour suivre les coulisses de Déclencheur au quotidien, abonnez-vous à Déclencheur Carnet, par RSS ou par email, à l'aide des liens dans la colonne de gauche. C'est gratuit !


