
C'est le titre du livre de Jérôme Geoffroy aux éditions Dunod. Ce dernier présente différentes situations photographiques pour lesquelles un bridge numérique peut rendre de grands services. Après une description des fonctions clés en photographie numérique, l'auteur aborde donc par l'exemple différents sujets de photos et les adapte à l'utilisation d'un bridge.
Les explications sont claires et sont parfaites pour un public débutant en photo numérique : d'ailleurs le titre du livre aurait pu être l'art de la photo numérique tout simplement. Il se lit très vite, il y a peu de texte et beaucoup d'images (toutes ont été réalisées par l'auteur à l'aide d'un bridge). Donc je ne le conseille pas à des photographes plus expérimentés mais il est idéal pour les débutants en photo (numérique).
Mais c'est en fait l'avant-propos qui m'a énormément intéressée : on y trouve les raisons pour choisir un bridge et son avenir. Cela m'a amené à réfléchir également sur ces appareils, pourquoi les utiliser, que deviennent-ils coincés entre les compacts de plus en plus performants et les réflex premiers prix ? Je vais donc parler de mon expérience personnelle.
Je ne suis pas passée directement au réflex numérique après l'argentique.
J'ai commencé avec un compact très haut de gamme de 4 MP en 2003 : tout en métal, avec de multiples fonctions manuelles, un écran orientable (indispensable d'après moi pour cette révolution qu'est le liveview) et un minuscule viseur optique couvrant 80% du champ.
Puis j'ai acheté un bridge début 2006 : pourquoi ?
En fait, ce n'est pas pour les raisons décrites dans le livre : zoom ultra puissant, fonction vidéo, possibilité de photographier avec l'écran ou un EVF...
Non, ce qui m'a attiré dans mon bridge c'est sa focale hors norme de 24-85mm (focale grand angle très rare à l'époque - on trouvait déjà peu le 28mm), avec la possibilité de tout contrôler manuellement, toujours un écran orientable, boîtier en magnésium,...
L'EVF était en effet de piètre qualité et je l'utilisais peu (et ça consommait aussi de la batterie), la vidéo était correcte pour l'époque : 640x480 pendant 30".
Mais c'est vrai qu'il restait plus encombrant qu'un compact. Par contre, il arrivait à être un peu moins cher que les premiers réflex de l'époque (je ne parle pas en focale équivalente).
Puis j'ai finalement basculé vers le réflex numérique en fin 2007 avec un boîtier compact et léger de ma marque favorite
car les prix sont devenus beaucoup plus abordables.
De nos jours, je ne sais pas vraiment si les personnes débutantes puis plus aguerries franchissent ces fameuses étapes : compact -> bridge -> réflex. En effet, certains compacts sont capables maintenant d'avoir une amplitude de zoom phénoménale, une fonction vidéo HD et des fonctions débrayables. Et ils sont moins encombrants qu'un bridge.
Je n'ai donc jamais utilisé un bridge pour sa très grande amplitude de zoom, mais parcourant de nombreux forums photos, cette question revient régulièrement. Un bridge est-il ce fameux appareil hybride ("passerelle" selon la dénomination de l'auteur) s'améliorant d'année en année : apportant toujours plus de grand angle, plus de téléobjectif, la stabilisation, la vidéo HD, une montée en isos un peu mieux maîtrisée... ? Les discussions où il est le plus question du bridge, ce sont celles qui parlent de voyages (randonnées notamment) où le poids est l'ennemi du bien. C'est ainsi que des propriétaires de gros réflex grippés et lourdes optiques lumineuses emmènent un de ces bridges à tout faire lors de leurs voyages. Certains néanmoins courageusement préfèrent garder un sac à dos qui "pèse un âne mort" (expression typique du sud-ouest).
Et finalement, je me suis aussi posée la question - comme ces utilisateurs de réflex, j'aimerais garder une certaine polyvalence dans les focales utilisées mais ne pas trop m'encombrer (j'ai des petits bras moi) et ne pas passer mon temps à changer d'objectifs (en voyage de groupe, ce n'est pas évident). Mais la qualité d'image compte quand même et je ne suis pas prête à la sacrifier. C'est alors que j'ai cherché puis trouvé LA solution : non pas un énième APN (!) mais un zoom polyvalent restant très compact allant du 36mm au 360mm (équivalent 24x36) à mettre sur mon réflex !
Ainsi, mon joli réflex s'est transformé en bridge ! et oui, c'est vrai que c'est bien le réflex pour les objectifs interchangeables mais finalement le côté pratique de ce type d'objectif n'est pas à dédaigner !
Donc merci au livre de Jérôme, j'ai acheté mon "bridge" quelques jours après l'avoir lu
et c'est un vrai régal !
Et vous, avez-vous pensé à transformer votre beau réflex en (beau) bridge ?
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Mais le changement d'objectif est pénible à la longue, surtout en balade et quand il y a beaucoup de vent (attention à la poussière sur le capteur), j'ai donc fini par m'offrir un 14-140 (28-280) pour le monter sur mon G1 et ainsi retrouver le confort des briges et de mon FZ50 de lépoque.
Il est clair que les gros capteurs des reflexs et des systèmes hybrides sont un réel plus pour la montée en Iso, mais l'objo unique tout en un est vraiment super confortable pour les randos
L’autre point positif du bridge, reste son prix pour un zoom méga puissant qui permet de toucher un peu à tout pour les débutants …