Polaroid : à trop protéger…

Nom :

Courriel:

Ville:

Site web:

M'avertir par courriel d'autres commentaires

Anti-spam, saisissez le texte ci-dessous (astuce : pour l'éviter à l'avenir enregistrez-vous) :

Disponible sur l'AppStore

Polaroid : à trop protéger…

Polaroid : à trop protéger…

Bientôt je vous proposerai un nouveau sujet sur le Polaroid (avec Philippe Garcia). Il y a, en effet, pas mal de choses qui ont bougé depuis janvier dernier et les amateurs du célèbre petit carré photo voient le monde sous un jour meilleur.

Tout en travaillant sur le sujet j'ai (rapidement) recherché l'historique de Polaroid, le développement du fameux système, son apogée et son déclin. Il y a beaucoup de théories qui expliquent le déclin de Polaroid (qui fut pourtant un des premiers fabricants de compacts numériques) mais, en parcourant tous ces documents, je ne peux pas m'empêcher de trouver une thématique commune à tous : le Polaroid est un système fermé.

Il est vrai qu'en étant le seul fabricant d'appareils et de films instantanés, Polaroïd conservait tout le bénéfice du colossal effort scientifique et industriel que fut la mise au point du film intégral. Il n'empêche il devait aussi en supporter seul la promotion, la diffusion et la distribution. Et, pendant ce temps, le reste de l'industrie assurait la promotion d'autres innovations comme le reflex 35mm ou le minilab.

Et donc, en préparant ce sujet, je ne peux pas m'empêcher de me demander si Polaroid n'aurait pas eu intérêt à ouvrir son système, par exemple en permettant à d'autres fabricants de proposer des produits compatibles. Bien entendu ces derniers auraient payé des droits à Polaroid mais, surtout, ils auraient pris en charge une partie de l'effort de promotion et de communication.

Je sais très bien (et, ironiquement une conversation ce matin me l'a encore rappelé) qu'il est très difficile d'organiser une collaboration entre les acteurs d'une industrie. Il n'empêche en étant seul contre tous, Polaroid ne s'est sans doute pas simplifié la vie.

C'est une des difficultés inhérentes à toutes les formes de droits intellectuels. Au départ, ils sont censés permettre le développement et la diffusion en créant un monopole temporaire. Bien utilisé, ce monopole peut aider un produit à se développer, pour son profit bien entendu mais aussi (on peut l'espérer) pour le plus grand bien de la société dans son ensemble, mais mal utilisé il peut aussi isoler le créateur et l'affaiblir. Et là tout le monde est perdant.

Un avis, une réaction qui ne nous enferme pas dans le débat (stérile car idéologique) du pro/contre les brevets ?

Photo : copyright 2007, SqueakyMarmot, utilisée avec permission

Par Benoît Marchal, le Vendredi 12 Mars 2010
Dans : Brainstorm

Votre actualité sur Déclencheur

Déclencheur partenaire de “La Photographie”
Déclencheur est maintenant partenaire de "La Photographie" sur Facebook. Le lieu de partage de photo convivial sur Facebook.

Nouvelle boutique plus conviviale
Achetez une émission, pendant un mois, elle sera déduite si vous passez à une adhésion trimestrielle ou annuelle. Essayez Déclencheur Gold !

Déclencheur Gold à partir de 3,75 euros/mois
Plus de trois fois plus de temps d'antenne, uniquement pour les membres Déclencheur Gold. Pourquoi s'en priver ?

Hello Benoît,
Je pense pour ma part que ce n'est pas tant le modèle "fermé/ouvert" qui pose débat mais peut-être comme tu le souligne à la fin la mauvais façon dont en fait usage...
Prenons l'exemple d'Apple, qui sur bien des points utilise le "verrouillage" (pas d'OSX sur PC), mais qui le fait à merveille...
Par Christophe Flers le Vendredi 12 Mars 2010 at 10:11 APRES MIDI
Avant de développer je vais me positionner : Pour.

"Pour", non pas pour fermer et restreindre l'utilisation mais "Pour" pour protéger l'innovation et freiner la contre-façon.

Polaroïd aurait sans doute pu (et du ?) mettre en place des systèmes de franchise ou des partenariat. Un peu comme le font les fabricants de micro-processeur qui permettent à des fabricants de carte mère d'intégrer leurs technologies.
Par Nicolas B. le Dimanche 14 Mars 2010 at 02:49 MATIN
Bon exemple en effet. L'instantané argentique avait pourtant, quand on y pense, l'avantage de partager immédiatement les photos quand les autres procédés nécessitaient la prise de vue complète du film et son développement. Etonnant que les marques n'aient pas voulu bénéficier de cet avantage. A moins que le besoin de partager instantanément les choses soit un besoin nouveau, propre à notre temps (?)
Par Gaetan le Dimanche 14 Mars 2010 at 08:49 APRES MIDI
@Christophe Apple est un cas d'école à lui seul sur ce sujet ! Avec la quasi-asphyxie due à MacOS 9, avec l'ouverture de l'AppStore, etc.
@Nicolas B c'est aussi mon sentiment. Je crois que la difficulté est "quand le faire ?" Au début il est plus simple de lancer le produit seul et après on a peur que les "concurrents" mangent les produits. Difficile.
@Gaetan les autres ont voulu mais Pola n'a jamais autorisé avant Impossible. Kodak avait développé (et a commercialisé) une solution de photo instantanée dont il s'est avérée qu'elle violait le brevet de Polaroid.
Par Benoît Marchal le Lundi 15 Mars 2010 at 10:18 MATIN