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Par Benoît Marchal, le Mercredi 24 Septembre 2008, 10:49
Dans Déclencheur, La photo

Photokina 2008 : lost in translation

Photokina 2008 : lost in translation

Nous sommes passés à la Photokina hier, Pascale et moi, pour réaliser une interview avec les gens de Tamron. C'était la première fois que j'interviewais des Japonais et, par moment, j'avais vraiment l'impression d'être dans Lost in Translation. Après chaque question l'interprète et mes deux interlocuteurs discutaient longuement et puis ils me faisaient une réponse plutôt courte.

Si vous vous souvenez de la scène où un réalisateur japonais explique longuement à Bill Murray l'expression et la pose à prendre... ce qui est finalement traduit en quelques mots par l'interprète... vous imaginerez ce que j'ai ressenti.

Ceci étant dit, l'équipe de Tamron a été très sympathique. Le rendez-vous était pris avec Michiko Chiyoda, la directrice marketing mais vu mes questions techniques (j'étais en effet assez curieux de découvrir comment on conçoit un objectif), elle est promptement allée chercher Satoshi Todani, le directeur du département technique. Je remercie Marc Hourrier (Tamron France) d'avoir organisé la rencontre, je mesure les difficultés qu'il a dû traverser. J'ai trouvé la rencontre à la fois fort intéressante, elle m'a permis de comprendre que l'élaboration d'un objectif est plus compliquée qu'on ne le lit parfois et en même temps frustrante pour les raisons évoquées ci-avant. Il faut qu'on monte tout ça et je vous le diffuse (avec les mises en garde habituelles).

Puisque nous étions sur place, on en a profité pour faire le tour de la foire, voir le prototype de l'Olympus Micro 4/3 (qui, contrairement au Panasonic G1, donne l'impression qu'Olympus a une vision pour ce format) et celui du Leica S (énorme, surtout comparé au prototype du premier Leica 35mm), retrouver quelques visages connus et rencontrer le responsable de Nikon Belgique.

On a essayé pas mal d'objectifs aussi, en commençant la journée, fort logiquement, par les nouveautés Tamron 18-270mm et 10-24mm. Une démo de la stabilisation du premier était tout à fait impressionnante mais j'étais plus attiré par le 10-24mm qui me semble ouvrir un champ plus créatif. Difficile d'être catégorique dans cet environnement mais les déformations semblaient bien contenues.
Après midi, j'ai essayé le Nikkor 50mm ultra-lumineux.
Et juste avant de repartir les nouveaux Lensbaby. Le concept me laisse toujours perplexe mais, si vous aimez cela, le nouveau composer est plus simple d'emploi.

J'ai aussi rencontré Valery Landon, auditeur de longue date, qui m'a présenté Bibble 5. La dernière version d'un des plus vieux dérawtiseur et la grande nouveauté c'est une gestion de bibliothèque. L'annonce est passé inaperçue à côté de l'annonce de CS4 mais je me réjouis de voir le marché des dérawtiseurs s'élargir. Loin de les tuer, comme je l'ai craint au début, Lightroom dynamise ce marché.

 
 
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