Wall-E et la profondeur de champ

Nous sommes allés voir Wall-E hier soir, le petit robot de Pixar. On sent une vraie maîtrise du sujet chez Pixar. Il y a, par exemple, de longs passages muets magnifiquement supportés par la bande son et on ne s'ennuie pas une seconde !
Contrairement à ce que j'ai cru en voyant les bandes annonces, ce n'est pas vraiment une comédie mais plutôt un film d'action avec une belle histoire d'amour entre Wall-E et Eve en trame de fond. Quelques clins d'oeil aux classiques de la science-fiction comme 2001. Au bilan, j'ai aimé mais ce n'était pas le cas de tout le monde.
Comme vous le savez peut-être, avec chaque nouveau dessin animé, Pixar cherche à améliorer l'un ou l'autre point technique et ici c'est... la photographie qui en a bénéficié. C'est étonnant de parler de photographie pour un film en image de synthèse et pourtant... Wall-E introduit une meilleure simulation d'un objectif pour reproduire la profondeur de champ d'un vrai objectif de cinéma. Pour Wall-E, Pixar a travaillé avec un directeur de la photographie !
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“Eclairer pour le portrait” me fait réfléchir

En parcourant la nouvelle édition d'Eclairer pour le portrait de Steve Bavister j'ai une nouvelle fois été frappé par la richesse de la palette de lumière dont nous disposons en photo : depuis l'éclairage naturel jusqu'à l'éclairage de studio en passant par tous les mélanges de flash de reportage et lumière ambiante.
Dans cette variété, j'ai tendance à me confiner aux quelques techniques que je connais et maîtrise. Ce n'est pas exceptionnel, je constate que la plupart des photographes que j'interviewe ont leurs techniques habituelles et sont moyennement voire franchement pas du tout à l'aise quand on en sort. Il est logique de se former en fonction de ses goûts et quand on maîtrise une technique, il est normal que les clients en demandent et re-demandent.
Personnellement, j'ai tendance à aborder l'image avec une idée pré-conçue : dans ma tête je forme une image et c'est cette image que je veux fixer dans un fichier RAW. Pas vraiment d'attente donc mais plutôt la construction active d'une image, pas de reportage non plus. C'est sans doute pour cela que j'aime tellement le travail en studio qui est infiniment malléable.
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L’accentuation dans Lightroom 2

Une question reçue d'un auditeur me fait réfléchir suite à la sortie de Lightroom 2. Il me demande en effet si l'option d'accentuation proposée par Lightroom et Adobe Camera Raw doit être utilisée sachant qu'on voit souvent la recommandation "Blur Early, Sharpen Late" (floutez tôt, accentuez tard).
Avec la mise en oeuvre des corrections locales d'accentuation dans Lightroom 2 (ce n'était pas disponible dans la bêta), je crois qu'Adobe s'approche du concept d'accentuation en trois étapes défini par le regretté Bruce Fraser, notamment dans son (excellent) livre Netteté et accentuation avec Photoshop CS2.
Pour être complet, je dois ajouter que les logiciels de scan et les appareils photo développant du JPEG dans le boîtier ont toujours appliqué un certain niveau d'accentuation dès la capture. Dans l'optique d'une retouche, il était faible mais il n'y a plus grand monde qui n'accentue pas du tout lors de la capture de l'image. Ne serait-ce que parce que les images numériques ont une tendance à la douceur.
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Le point d’équilibre
Dans la note précédente, je vous promettais un premier bilan de nos deux mois chez Advancia.
Tout n'est pas (encore) finalisé, loin s'en faut, ce qui suit est un premier jet. Deux mois n'ont, en effet, pas été de trop pour démêler cette grosse pelote de laine que nous appelons avec affection Déclencheur. Si vous ne l'avez pas encore fait, je vous invite à lire la note précédente avant celle-ci.
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Par Benoît Marchal, le Lundi 28
Juillet 2008
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Déclencheur |
Advancia