
Par Benoît, le Lundi 20 août 2007, 22:07
Dans mini, numerique, technique
En RAW, quel réglage pour la balance des blancs

Ecoutez cet épisode :
decl-2007-08-20.mp3
Cliquez sur le bouton vert pour écouter l'épisode maintenant.
Pour plus de confort, utilisez iTunes ou abonnez-vous gratuitement.
Quand on travaille en RAW, est-il utile de régler la balance des blancs sur le boîtier ? La plupart du temps, non.
Il y a en effet une nuance subtile entre RAW et JPEG : en RAW, la valeur retenue par le boîtier est enregistrée dans le fichier mais elle n'est pas appliquée aux données brutes de l'image. Vous pouvez donc la modifier à posteriori dans Camera RAW, Lightroom, Aperture ou un autre développeur RAW aussi souvent que vous le désirez sans risque d'abîmer l'image. Avec ces logiciels, les corrections ne sont pas cumulatives : à chaque modification de la balance des blancs, ils repartent des données brutes.
En JPEG, par contre, la valeur retenue par le boîtier est non seulement enregistrée mais appliquée à l'image. Tout changement à posteriori, par exemple dans Photoshop, entraîne donc une double-correction (dans le boîtier et dans le logiciel) qui ne peut que dégrader l'image. Et ce d'autant plus que la correction sera importante.
Une exception. Le réglage du boîtier est utilisé pour l'image de prévisualisation : si cette image est importante pour vous (par exemple, pour rassurer un modèle), alors il peut être utile de faire un réglage grossier de la balance des blancs sur le boîtier.
Cette question a été posée en commentaire par Bernard Duthu et elle revient régulièrement, sous une forme ou l'autre dans vos messages.
A écouter pour aller plus loin
P.S. : pour être tout à fait complet, un boîtier, le Nikon D2X(s) intègre la balance des blancs lors du traitement du signal analogique (avant la numérisation). Une technique pour réduire le bruit qui redonne de l'importance au réglage du boîtier. Heureusement le D2X est également équipé d'un capteur externe qui améliore grandement l'efficacité de la mesure automatique.
Cet épisode sur votre blog :
Cet épisode sur Facebook
8 commentaires
Réagir/Ajouter un commentaire S'abonner aux commentaires (RSS)
Attention, le RAW permet une latitude de correction bien plus large du fait de sa plus grande dynamique, cependant, c'est une erreur de croire que la manipulation de la balance des blanc est sans perte.
En effet, le capteur ne va pas "exposer" chaque une des couches (en RAW, 4 couches. Rouge, deux verts et bleu) que compose l'image de la même façon selon la température de couleur choisis.
Le fait de mal choisir sa balance des blancs peut, pendant la retouche, provoquer une monté en bruit sur les couches mises en cause.
Le RAW permet de corriger les éventuelles petites erreurs, mais pas de s'abstenir de régler son appareil photo ;)
Je précise que je ne préconise pas de toujours avoir sa charte sur sois, mais au moins de choisis le bon mode prédéfini de son boitier.
La réaction de MrSoul est très intéressante... Cette façon d'enregistrer les différentes couches selon le réglage m'est tout à fait inconnue et ça pourrait bien changer ma façon d'appréhender le RAW si c'est confirmé !
Autre chose : Benoît propose des digigreys à la vente pour quelques euros. Pour ceux qui ont un peu de mal avec la balance en RAW, je conseille vivement d'en acquérir un. Essayez, c'est très efficace et tellement simple d'usage !
Encore un super épisode, Donc si j'ai bien compris lorsqu'on fait une photo en RAW on dispose déjà d'un Jpeg?? si oui alors pour quoi rajouté l'option Raw+Jpeg?
PS: Merci Benoît j'ai bien reçu la lettre avec les cartes et le badge.
Il existe une autre raison pour souhaiter avoir un bon réglage de la balance des blancs : c'est un bon point de départ qu'on peut ensuite affiner quand on "développe" la photo.
Bien sûr, cette raison n'a de sens que quand on n'utilise pas une charte. Or justement, on ne peut/veut pas toujours en utiliser une.
Thomas "mercen" PARIS
Mince, j'avais pas vu le commentaire de RSAGodzilla quand j'ai écrit mon commentaire précédent.
Le JPEG qui est inclus dans le RAW est d'assez basse qualité. Il correspond à un RAW "Basic" dans les appareils Nikon mais j'ai cru comprendre qu'il était d'encore plus basse qualité chez la plupart des autres constructeurs. Donc le RAW+JPEG permet d'avoir un JPEG de meilleure qualité. CQFD
Thomas "mercen" PARIS, qui jusqu'à il y a peu ne savait même pas qu'il était d'aussi "bonne" qualité dans son D70 ;)
bonsoir,
Bien sur la balance des blancs est indispensable, surtout pour les pros (respect des couleurs d'origine, des textures, etc) pour l'amateur (celui qui aime) je ne pense pas qu'il lui soit besoin de s'investir autant. Une bonne dose de jugeote devrait lui suffire et le choix d'une t° de couleur élevée au jour ou à l'ombre , une TC basse en lulière artif et ça roule... rappelez vous "dans le temps" en diapo, on avait 2 types de films, les "lumière du jour" et les "artificiel" et on faisait avec. On peut toujours peaufiner dans le logiciel de "développement" et là si c'est bien choisi au départ, tout est plus simple.
Bonjour,
Trés bonnes suggestions Benoit, comme d'habitude. je me permet d'apporter ma contribution sur un point important qui concerne les boitiers Canon (le Nikkoniste que tu est peut donc passé au commentaire suivant !!!).
A priori, les capteurs Canon sont optimisés à 5200°k (qui correspond mode "fidele" sur le menu "type d'image"). Rien de confirmé, mais cela parait logique quand on connait la lattitude de la T°K (2800-1000°). la moyenne devrait être à 6450°, mais cette température "fixée" par le fabriquant, correspond pour la pluspart du temps à la réalité de nos sujets (a quelques degrès près !!).
Perso, en reportage, j'utilise quasi-exclusivement 2 T°K différente sur mon boitier: 3000° la nuit avec les éclairages publiques et 5200°, la journée (interieur/extérieur) et j'arrange la sauce avec Caméra RAW. Rappelons, qu'en conditions de reportage, on à pas souvent le temps de faire un BdB parfaite avec une charte et les conditions de lumières peuvent changer trés souvent (soleil, néon, ombre, flash...). Certe, les images sur le boitier peuvent vite devenir trés moches, et j'en conviens que pour montrer à un client, il est préférable de bien lui expliquer avant.
Pour ce qui est de l'éclairage au flash en intérieur avec des éclairages artificiels dominant (néon, tugstene), j'utilise des filtre rouge/orange, jaune ou bleu sous forme de feuille de gélatine que je viens fixer sur le flash. Exemple, en mode "flash", la t° est de 5500°. si ma pièce est éclairé avec des néons, alors mon sujet sera correctement exposé mais l'arrière plan comportera des dominantes bleus. l'utilisation de ces gélatine, permet donc d'éviter cette dominante et donne l'impréssion d'utilisé un flash "néon" dans cette situation.
Salutations
Vincent
Ce sujet a excité ma curiosité et j'ai réalisé deux prises de vue identiques en RAW avec deux réglages de balance. La première en mode 'solaire', la seconde en 'tungstène'. Au développement, le logiciel (RawShooter pour ne pas le citer) se calibre automatiquement sur les réglages du boîtier et affiche les deux RAW tels qu'ils apparaîssent lors de la prévisualisation sur l'écran LDC de mon appareil. Mais si je recale les réglages de RawShooter sur des positions identiques, que ce soit manuellement ou à l'aide de la pipette sur le Whybal photographié, alors les deux images retrouvent un aspect et des valeurs complètement identiques !
Cela me porte a conclure que, si le RAW enregistre bien les paramètres de prise de vue, en revanche ces paramètres n'ont pas d'impact sur l'enregistrement de l'image elle-même, du moins sur mon appareil (Sony R1).
Dommage, c'est le genre de truc qui m'aurait bien plu ! ;-)
© 2006-2007, Benoît Marchal. Tous droits réservés.
Logo Déclencheur et pictogrammes créés gracieusement par Laurent Bourcellier (aussi typographie copte).
Lecteur MP3 par DEW. Logo MP3 par Tim Madden.
Liens : Webmestre | Publicité | En développement (non photo)

